Agression de Salman Rushdie : Boris Johnson se dit "atterré", la classe politique française s'insurge contre cet acte "barbare"

Au sein du gouvernement français, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a dénoncé sur Twitter un "acte barbare" et rendu hommage à "33 ans de courage".

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Salman Rushdie à Vienne (Autriche), le 16 novembre 2019. (HERBERT NEUBAUER / APA / AFP)

"Barbare", "ignoble", "intolérable". Tels sont les mots de la classe politique française pour qualifier l'agression de l'écrivain britannique Salman Rushdie, vendredi 12 août dans l'Etat de New York. L'auteur des Versets sataniques était cible d'une fatwa de l'ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny depuis plus de trente ans. 

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s'est dit sur Twitter "atterré que Sir Salman Rushdie ait été poignardé alors qu'il exerçait un droit que nous ne devrions jamais cesser de défendre", en allusion à la liberté d'expression.

"Trente-trois ans de menaces et de courage"

Côté français, Emmanuel Macron a également réagi en fin de soirée vendredi. "Depuis 33 ans, Salman Rushdie incarne la liberté et la lutte contre l’obscurantisme", a écrit le président sur Twitter. "La haine et la barbarie viennent de le frapper, lâchement. Son combat est le nôtre, universel. Nous sommes aujourd'hui, plus que jamais, à ses côtés."

Au sein du gouvernement, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a dénoncé sur Twitter un "acte barbare" et rendu hommage à "33 ans de courage". Le ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, a loué un écrivain "symbole de liberté et d'érudition, qu'aucun obscurantisme islamiste n'arrêtera".

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a décrit un "penseur engagé", "victime ce jour d'une attaque aussi lâche qu'abominable". Pour la cheffe des députés Renaissance à l'Assemblée Aurore Bergé, Salman Rushdie est "l'expression même de la liberté".

"Symbole de résistance"

"C'est un symbole de résistance face au totalitarisme islamiste qui a été attaqué", a réagi pour sa part le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. "Cette attaque prouve que les islamistes ne désarmeront jamais", a abondé le maire de Perpignan Louis Aliot, candidat à la tête du Rassemblement national.

"Les fanatiques religieux qui ont lancé une fatwa contre lui en portent sans doute la responsabilité", a vilipendé le député Insoumis Alexis Corbière. "Poignardé par la haine islamiste", a fustigé le leader communiste Fabien Roussel. Boris Vallaud, chef des députés socialistes a condamné une attaque "grave et intolérable" tandis que le président du groupe écologiste à l'Assemblée Julien Bayou a fustigé une "ignoble fatwa".

Pour l'ancienne candidate de droite à la présidentielle Valérie Pécresse, Salman Rushdie "incarne la liberté d'expression face aux totalitaristes islamistes". La présidente par interim des Républicains, Annie Genevard, a estimé que "le combat de nos démocraties doit être sans faiblesse contre un ennemi qui joue le temps long pour réduire notre liberté".

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