"Les Bourgeoises": Sylvie Ohayon retrace son parcours du 93 aux beaux quartiers
Autobiographie assumée, la plume acérée et vive de Sylvie Ohayon dresse le portrait gratiné de certaines femmes de la crème parisienne et s'égratigne aussi au passage.
Résumé : «J'aimerais vous raconter ces filles que j'ai voulu mépriser pour ne pas avoir à me sentir inférieure, celles à qui j'ai d'abord caché mon origine géographique comme on cache une maladie honteuse. Avec elles, j'ai découvert un monde rempli de codes insensés, un monde où l'éloquence acquise par des années d'éducation servait à parer de falbalas une violence bien plus vaste et destructrice que celle qu'on montre le soir à la télévision quand les voitures brûlent. Et puis un jour j'en ai croisé qui m'ont écrasé la gueule dans mon assiette de préjugés, ont forcé au pied-de-biche mon ouverture d'esprit, m'ont donné à voir qu'on n'était pas forcément plus à plaindre parce qu'on avait grandi dans un clapier bruyant et sourd.»
Pendant son enfance, Sylvie Ohayon a subi la violence d'un beau-père malveillant. Sa grand-mère l'a soutenue et aidée à s'en sortir. Elève très brillante, elle fait de longues études puis travaille en tant que créative en agence de pub. Elle raconte son histoire dans son premier roman "Papa was not a Rolling Stone". Celui-ci a été distingué par le prix 2011 de la Closerie des Lilas. Il est en cours d'adaptation au cinéma.
Les Bourgeoises, Sylvie Ohayon, sept. 2012 chez Robert Laffont
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