La romancière palestino-américaine Susan Abulhawa interdite d'entrée en Israël

La romancière palestino-américaine Susan Abulhawa a été retenue à l'aéroport de Tel-Aviv, à son arrivée en Israël, et va probablement être expulsée, ont indiqué vendredi des responsables palestiniens et israéliens.

L\'écrivaine américano-palestinienne Susan Abulhawa à Jaipur en janvier 2018
L'écrivaine américano-palestinienne Susan Abulhawa à Jaipur en janvier 2018 (Bhagitath Basnet / The Times of India / AFP)
Susan Abulhawa s'est vue refuser l'entrée sur le territoire israélien à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv jeudi soir, a rapporté un porte-parole du Festival de littérature palestinienne "Kalimat" auquel elle devait assister.
 
Son recours devant un tribunal israélien vendredi matin a été rejeté, ce qui signifie qu'elle sera probablement expulsée dans les heures à venir, a ajouté cette même source.
 
Selon la porte-parole de l'Autorité de l'immigration israélienne, Sabine Haddad, Susan Abulhawa a été bloquée en raison d'un incident survenu en 2015, lorsqu'elle avait refusé de répondre à des questions de sécurité en tentant de rentrer en Israël via un point de passage terrestre à la frontière avec la Jordanie.

Une décision qui n'est pas liée au boycott, selon les autorités

"Son entrée lui a alors été refusée et on lui a dit qu'elle devait s'organiser en avance la prochaine fois", a affirmé Sabine Haddad, ajoutant qu'elle avait toutefois atterri "sans prévoir son arrivée en amont".
 
Selon la porte-parole, cette situation n'est pas liée à un soutien au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d'Israël pour protester contre l'occupation des Territoires palestiniens depuis plus de 50 ans.
 
En mars 2017, le Parlement israélien a adopté une loi controversée permettant d'interdire l'entrée aux partisans du mouvement BDS, inspiré de la campagne internationale contre l'Afrique du Sud avant la fin de l'apartheid.
 
Susan Abulhawa, auteure des "Matins de Jénine" (traduit en France chez Buchet-Chastel), devait participer à des rencontres à Jérusalem et à Ramallah, en Cisjordanie occupée, à l'occasion du festival de littérature co-sponsorisé par le British Council.