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L'angoisse de l'auteur au moment de la dédicace

Article rédigé par Laurence Houot
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Épreuve de patience pour les uns, marathon pour les autres, l'exercice obligé de la dédicace peut se révéler ingrat. Entre grande solitude et excessive sollicitude, témoignages et croquis au salon du livre 2013.

Laurence Houot/Culturebox

Philippe Nicloux "Fondation de l'australie" (Glénat) Je suis là depuis trois jours alors là il y a moins de monde. J'aime bien dédicacer. On fait un travail solitaire, nous les dessinateurs. et j'aime bien aussi dessiner en direct."
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Raymond Domenech "Tout seul" (Flammarion)
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Douglas Kennedy  "Cet instant-là" (Belfond) "Il y a une file, là, faites la queue comme tout le monde", me lance Douglas Kennedy, un brin agacé. "Je suis journaliste, je voulais juste vous poser une ou deux questions", "Pas maintenant !", répond-il en me désignant ses fans qui attendent. Bon. Cet instant-là, l'auteur américain le réserve exclusivement à ses lecteurs.
 
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Geronimo Stilton (Fleurus) Il doit faire chaud là dedans...
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Tatiana de Rosnay "A l'encre russe" (Héloïse d'Ormesson) Un cadeau. "Vous venez avec un cadeau pour tous les auteurs que vous aimez ? Non ? C’est adorable vraiment merci ! Je l'ouvrirai plus tard, ça a l'air fragile." Tatiana de Rosnay se tourne vers la file de fans qui attendent  "Il y a encore du monde ? Oui ? A peu près combien ?" interroge-t-elle. "J’aime bien dédicacer. J’espère que j’aurai le temps de signer pour tous ceux qui attendent parce qu’après j’ai rendez-vous pour une interview !"
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Richard Borhinger "Carnets du Sénégal" Arthaud. Il y a aussi les vieux routards de la notoriété, comme Borhinger, qui s’acquitte de sa tâche entre deux interviews et une photo avec les fans, l’air un peu blasé et concluant sa dédicace par un « Tchao ! » accompagné d’un clin d’œil. Décontracté.
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Lydia Padellec, poète et responsable de la maison d’édition La lune bleue. Une petite table. Elle repositionne méticuleusement les livres posés devant elle. Sourit. Attend. « C’est mon premier salon. J’écris des Haïkus, des poèmes japonais, vous connaissez ? », interroge-t-elle. Elle poursuit-elle, heureuse d’avoir trouvé une oreille : « J’écris aussi des Haïbuns, c’est de la prose, ponctuée par des Haïkus. A l’origine, c’étaient des récits de voyage au XVI e siècle... » Je l’arrête. « Vous êtes là depuis longtemps ? », « Non, une petite demi-heure. Je suis aussi éditeur et plasticienne », poursuit-elle, passionnée. « On est bien placés là je trouve. Dans l’angle, là, c’est une bonne place », conclut-elle, zen et optimiste.
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Annie Ernaud "Ecrire la vie" (Gallimard)  "Jaime bien faire plaisir à ceux qui me lisent. Alors j'aime bien faire des dédicaces. Ce qui me surprend toujours, c'est la grande variété des lecteurs. Il y en a de tous les âges, des hommes, des femmes. Chaque lecteur, c'est tout une histoire. Si on pensait à eux au moment d'écrire, on n'écrirait rien. Ca ferait trop peur."
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Patrick F. Cavenair "Fusion froide" (Editions de l'Aube) "J'aime bien imaginer qu'un des personnages de mon livre -c'est une histoire qui s'inspire de personnages rééls, ils n'ont jamais été arrêtés- vienne me demander de lui dédicacer mon livre. Qui sait, "la louve", c'est peut-être vous !"
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Bernard Werber "Troisième humanité" (Albin Michel). Devant la table encore vide où doit signer Bernard Werber, une file interminable. La première fan fait la maline : "Je suis la première ! Ca fait deux heures que j’attends. La dernière fois je me suis fait avoir, j’ai pas pu avoir ma signature, alors là je suis venue ce matin et je leur ai demandé de me prévenir. Ils sont venus me chercher.  J’étais la première à me mettre dans la file."
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Christianne Taubira. "Mes météores" (Flammarion) Plus de journalistes et de curieux que de lecteurs en quête de dédicaces pour la Garde des Sceaux
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Fabienne Blanchut et Camille Dubois "Princesse parfaite"v (Fleurus). Une assiette de Petits Lu et le sourire : Fabienne Blanchut et Camille Dubois échangent gaiement avec les petites filles venues chercher leur dédicace. "On aime bien faire ça toutes les deux . C’est rare de pouvoir le faire, c’est pour ça qu’on aime bien les dédicaces au salon du livre", explique Catherine Blanchut. "Ca va de la toute petite princesse qui passe sous la table, à la grande soeur qui veut compléter sa vcollection, à la mamie... C'est très agréable d'échanger. Certains parents nous font même des suggestions pour les prochains numéros !"
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Guy Gilbert "Vagabond de la bonne nouvelle" (Philippe Rey). Pas la foule mais bonne ambiance à la table du prêtre ouvrier. "Un jour star le lendemain t'es plus personne. C'est pas grave. Je suis pas le pape après tout..."
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