Disparition de John le Carré : six romans incontournables du maître de l'espionnage

Le maître du roman d'espionnage a écrit 25 livres, dont beaucoup ont été adaptés sur grand écran. Ancien agent secret britannique, John le Carré écrivait en connaissance de cause, créant des personnages loin du glamour de James Bond. Voici six de ses romans les plus acclamés.

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France Télévisions Rédaction Culture
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L'écrivain et ancien agent secret John le Carré, le 12 décembre 2001 à Courmayeur (Italie). (LEONARDO CENDAMO / HULTON ARCHIVE / GETTY)

L'écrivain et ancien espion britannique John le Carré, décédé ce week-end à l'âge de 89 ans au Royaume-Uni, a écrit 25 romans et vendu quelque 60 millions de livres dans le monde entier. Voici un choix de ses oeuvres les plus admirées, depuis le début de sa carrière littéraire en 1961, dont la plupart ont inspiré des films.

"L'espion qui venait du froid" (1963)

Le troisième roman de John le Carré, écrit alors que le jeune David Cornwell (son vrai nom) travaillait encore pour les services secrets britannique, a rencontré instantanément le succès. Grand roman de la guerre froide, il raconte comment Alec Leamas, un agent britannique du MI6 approchant de la retraite, est incité à traverser le Mur séparant Berlin-Est de Berlin-Ouest, pour une dernière mission. Pour l'adaptation au cinéma du livre en 1965, Richard Burton endossa le rôle principal.

La couverture du livre de John Le Carré "L'espion qui venait du froid" et l'affiche du film avec Richard Burton qui en fut adapté. (JOHN LE CARRE)

"La Taupe" (1974)

Il s'agit d'une chasse aux taupes dans les couloirs du "Cirque", comme John le Carré surnommait le service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni (MI6). Ce roman fait partie d'une trilogie des années 1970: le héros timide du romancier, George Smiley, y déjoue les pièges de son rival soviétique, Karla. Le roman a été adapté à la télévision, avec Alec Guinness pour incarner Smiley, et au cinéma en 2011, avec une distribution de stars comprenant Gary Oldman, Colin Firth, John Hurt et Benedict Cumberbatch. Le dictionnaire Oxford a crédité John le Carré de la paternité du mot "taupe" parmi de nombreux autres termes d'espionnage.

"La petite fille au tambour" (1983)

John le Carré surprend et captive en consacrant ce roman au conflit israélo-palestinien: un chef espion israélien manipule Charlie, une belle actrice anglaise radicale, et la persuade de se faire agent double pour attirer un terroriste palestinien. En 1984, film a donné lieu à un long métrage, mal accueilli, avec Diane Keaton dans le rôle titre. Le Sud-Coréen Park Chan-wook en a tiré une mini-série en 2018.

"Un pur espion" (1986)

Retourné par un maître espion charismatique tchèque, Magnus Pym est un agent double britannique en fuite du MI6. L'action alterne présent et passé, servie par un choix de personnages extraordinaires, dont le père de Pym, inspiré du propre père escroc de John le Carré. "Écrire Un pur espion est probablement ce qu'un psy très sage m'aurait conseillé de faire", écrira plus tard l'auteur.

"Le Directeur de nuit" (1993)

À la recherche d'un nouveau thème après la fin de la guerre froide (1945-1989), John le Carré imagine cette fois une mission secrète destinée à faire tomber un trafiquant d'armes britannique. Le roman a été adapté en mini-série télévisée en 2016, avec Tom Hiddleston dans le rôle de l'ancien soldat britannique Jonathan Pine, et Hugh Laurie pour incarner la cible : Richard Onslow Roper, "le pire homme au monde".

"La constance du jardinier" (2011)

Ce thriller captivant, situé au Kenya, dépeint en particulier les machinations des multinationales du secteur pharmaceutique. En 2005, dans une adaptation au cinéma, Ralph Fiennes a incarné le diplomate britannique enquêtant sur la mort de sa femme. Rachel Weisz a remporté un Oscar pour son rôle d'épouse militante au destin tragique.


La couverture du roman de John Le Carré "La constance du jardinier" et l'affiche du film adapté de ce livre, "The Constant gardener" avec Ralph Fiennes. (JOHN LE CARRE)

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