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Lettres d'amour et mots crus, quand les grands auteurs se lâchent

Le site américain du "Huffington Post" a compilé des correspondances coquines signées Flaubert, Kafka ou encore Hemingway. Des missives dans lesquelles ils se montrent... incandescents

Article rédigé par franceinfo
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L'écrivain américain Ernest Hemingway avec sa femme Mary Welsh à bord du navire transatlantique "Constitution", dans les années 1960. (AFP)

Lendemain de Saint-Valentin, et vous voulez prouver à votre moitié qu'avec vous, le lyrisme, c'est toute l'année ? Vous avez retrouvé votre plume d'oie, votre encrier, mais pas encore votre meilleure inspiration ? Le site américain du Huffington Post a publié un article qui pourrait vous aider (en anglais) : il s'est plongé dans les archives de neuf auteurs célèbres et a déniché leurs écrits les plus intimes. Des correspondances signées Kafka, Flaubert, Franklin, Hemingway ou encore Woolf offrent un nouveau regard sur les élans littéraires (et charnels) de ces écrivains. La subtilité côtoie des formules plus volontairement obscènes dans des lettres d'amour toujours enflammées. Extraits traduits par FTVi.

• Ernest Hemingway, le 16 avril 1945, à Mary Welsh

"S'il te plaît Pickle, écris-moi. Si c'était un travail que tu devais faire, tu le ferais. C'est très dur sans toi et je fais avec, mais tu me manques tellement que je pourrais en mourir. S'il devait t'arriver quelque chose, je mourrais comme un animal meurt au zoo quand il arrive quelque chose à sa moitié.

Je t'aime ma très chère Mary, et sache que je ne suis pas impatient. Je suis juste désespéré."

• James Joyce, en 1909, à Nora Barnacle

"Un jour aussi, je te surprendrai dans ton sommeil, je relèverai ta jupe et j'ôterai doucement ta culotte, puis je m'allongerai doucement près de toi et commencerai à lécher nonchalamment autour de ton buisson. Tu commenceras à bouger avec gêne puis je lécherai les lèvres de la chatte de ma chérie. Tu commenceras à gémir et grogner et soupirer et péter avec désir dans ton sommeil. Puis je lécherai de plus en plus vite comme un chien vorace jusqu'à ce que ta chatte soit une masse de bave et que ton corps frétille sauvagement."  

• Virginia Woolf, en 1927, à Vita Sackville-West

"Regarde Vita -- laisse tomber ton homme, et nous irons à Hampton Court et dînerons toutes les deux sur la rivière et marcherons dans le jardin au clair de lune et rentrerons tard et boirons une bouteille de vin et deviendrons pompettes, et je te dirai toutes les choses que j'ai en tête, des millions, des myriades -- Elles n'émouvront pas de jour, seulement dans le noir sur la rivière. Penses-y. Laisse tomber ton homme, je te dis, et viens."

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