Les héritiers : Ariane Ascaride dans la peau d'une prof pour "rendre hommage"

Dans Les héritiers, Ariane Ascaride incarne une professeur de banlieue qui participe au Concours international de la résistance et de la déportation avec ses élèves réputés irrécupérables. Une expérience qui va les changer et un rôle très fort pour Ariane Ascaride.

(Affiche "Les héritiers"/Ariane Ascaride © Guy Ferrandis)

Au lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde réputée pour être la plus faible et difficile. Cette rencontre va les transformer.

 

Les héritiers est tiré d’une histoire vraie. C’est Ahmed Drame, un ancien élève de cette classe, qui s’est battu pour qu’elle soit portée à l’écran. Pour cela, il a envoyé à la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar une ébauche d'un scénario qu’il avait écrit. A la lecture du scénario, la réalisatrice découvrit l’histoire d’Ahmed et de ses camarades durant l'année de seconde (soit deux ans auparavant).  Après l’avoir rencontré, réaliser ce film est devenu, pour elle, une évidence, avec Ahmed dans le rôle principal.

L'interview d'Ariane Ascaride par Florence Leroy
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Aider les jeunes à trouver leur place

"Il y a un moment donné où il faut que l’on arrête de dire que les jeunes ne s’intéressent à rien, qu’ils sont dans un langage codé auquel on ne comprend rien. Mais si vous ne leur donnez pas la possibilité, vous qui connaissez des choses, d’entendre d’autres paroles, ils vont rester dans leur code."

 

"Ce qui est bien dans ce film là c’est que d’un coup, ils vont s’emparer de leur histoire parce qu’en faisant ce concours ils s’emparent de l’histoire de France et c’est leur histoire."

 

"C’est important de dire à des jeunes gens qu’ils ont le droit de se sentir héritiers de l’histoire du pays dans lequel ils vivent. On ne peut pas vivre sans ceux d’avant, et ceux d’avant ne peuvent pas vivre sans les jeunes parce que c’est eux qui vont continuer.

Un formidable hommage aux enseignants

"Il y a des tas de professeurs qui font des choses extraordinaires et je tiens à leur rendre hommage. Rentrer sur un plateau ce n’est pas facile, mais rentrer dans une classe face à 24, 25, 30, 36 élèves dans la même classe qui n’ont pas payer leur place pour vous voir jouer, il faut les passer les 50 minutes. Moi je dis chapeau."