Les étonnantes confessions d'un voleur de Rembrandt repenti

Quinze ans après avoir dérobé un tableau de Rembrandt, un homme s'est rendu à la gendarmerie pour avouer son acte.

\"L\'Enfant à la bulle de savon\", un tableau de Rembrandt, le 20 mars 2014, après avoir été rendu par l\'homme qui l\'avait volé en 1999 à Draguignan (Var).
"L'Enfant à la bulle de savon", un tableau de Rembrandt, le 20 mars 2014, après avoir été rendu par l'homme qui l'avait volé en 1999 à Draguignan (Var). (VALERY HACHE / AFP)

"Rembrandt, ça a été ma passion." A 43 ans, Patrick Vialaneix parle d'une voix posée et un brin nostalgique. Il y a quinze ans, c'est lui qui a dérobé L'Enfant à la bulle de savon, un tableau du peintre hollandais Rembrandt, à l'époque exposé au musée de Draguignan (Var), et estimé à 3,5 millions d'euros. Mais le mois dernier, Patrick Vialaneix a décidé de se rendre à la gendarmerie, pour se repentir. 

Sur RTL, vendredi 11 avril, cet ancien agent de sécurité évoque "un déchirement". "Je n'ai rien trouvé de fabuleux dans ce tableau, mais il y a eu une attirance, quelque chose de fusionnel. Rembrandt, ça a été ma passion. J'ai voulu faire quelque chose de ma passion. Ça a été le vol", raconte-t-il.

"J'étais prisonnier de mon Rembrandt"

Au début, Patrick Vialaneix expose L'Enfant à la bulle de savon sur un bureau. "Après, je l'ai mis sous le lit. Et quand j'ai rencontré ma femme, j'ai commencé à le cacher, c'est devenu un poids. J'étais le gardien du Rembrandt, mais il m'a pris en otage. J'étais prisonnier de mon Rembrandt." 

Un mois après s'être accusé de ce cambriolage et avoir rendu le tableau, Patrick Vialaneix raconte vivre "très mal de ne plus le voir". Et confie sa nostalgie de "ces moments de solitude avec lui". "C'était un vrai bonheur, insiste-t-il. On pouvait se raconter des choses. C'était mon confident."

Une instruction sur ce vol est en cours. Les faits étant prescrits, Patrick Vialaneix ne devrait toutefois pas être inquiété.