La ministre de la Culture annonce un investissement de 350 millions d'euros pour la production de films, séries et jeux vidéo

Le plan "La grande fabrique de l'image" vise notamment à "faire de la France une terre de tournages".
Article rédigé par franceinfo
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La ministre de la Culture  Rima Abdul-Malak à Paris, le 11 mai 2023. (ZOULERAH NORDDINE / AFP)

Ambition : faire de la France "un leader des tournages". La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a présenté vendredi 19 mai, lors du Festival de Cannes, un plan intitulé "La grande fabrique de l'image". Ce plan, détaillé sur le site du ministère de la Culture, prévoit un investissement de 350 millions d'euros d'ici à 2030 pour le cinéma, les séries, les jeux vidéo ou encore les effets spéciaux.

Il s'inscrit dans le plan d'investissement France 2030 lancé par Emmanuel Macron en 2021 pour tenter de faire de la France un acteur essentiel dans des secteurs stratégiques de l'économie. "Notre ambition est (...) de faire de la France une terre de tournages, d'innovation et de compétences pour tous les métiers de l'image", a déclaré Rima Abdul-Malak au Parisien (article réservé aux abonnés).

Trois régions prioritaires

A la suite d'un appel à projets lancé en 2022, 68 projets ont été retenus par le ministère, notamment "dans les trois régions prioritaires fixées à l'origine", précise Rima Abdul-Malak. Il s'agit des Hauts-de-France, de l'Ile-de-France et de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les projets concernent 11 studios de tournage,12 studios d’animation, 6 studios de jeu vidéo, 5 studios d’effets spéciaux et post-production et 34 organismes de formation.

Par exemple, le studio de Bry-sur-Marne, qui a récemment accueilli le tournage d'Astérix et Obélix : l'Empire du Milieu ou la série Marie-Antoinette, va se moderniser et s'agrandir. Concernant le secteur du jeu vidéo, le studio Don't Nod, qui a notamment créé Life is strange, va également bénéficier d'investissements pour se développer.

La somme investie au total dans le plan est "parfaitement calculée par rapport aux besoins de l'industrie" s'est félicité sur franceinfo Marc du Pontavice, président du studio Xilam ( Les Zinzins de l'espace, Oggy et les cafards...) et producteur de films d'animation. "La France était franchement à la traîne de ce point de vue-là", selon lui, en comparaison, par exemple, avec la capacité de studios de Londres.

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