L'écrivain Gérard de Villiers, auteur de la série SAS, est mort

L'auteur est décédé, jeudi, à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie.

Gérard de Villiers, l\'auteur des romans d\'espionnage SAS, le 13 février 2013 à Paris.
Gérard de Villiers, l'auteur des romans d'espionnage SAS, le 13 février 2013 à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

L'écrivain Gérard de Villiers, auteur de la série de livres d'espionnage SAS, est mort jeudi 31 octobre 2013, des suites d'un cancer, a annoncé vendredi 1er novembre son avocat Eric Morain. Il était âgé de 83 ans. L'écrivain avait chargé son ami et avocat d'annoncer la nouvelle sur Twitter. Le message est tombé vendredi 1er novembre sur le réseau social. Une information confirmée par Laurent Boussié, rédacteur en chef à France 2, et ami depuis vingt-cinq ans de l'auteur. 

Entre 120 et 150 millions d'exemplaires vendus depuis 1965

Ses romans, près de 200 au total, mêlaient intrigue policière, sexe et voyage autour du monde. A chaque épisode, le lecteur peut suivre les aventures de "Son Altesse Sérénissime" Malko Linge, alias SAS. Un aristocrate désargenté agent de la CIA.

Gérard de Villiers déclarait tout récemment ignorer le nombre exact de livres vendus depuis 1965 et la publication de SAS à Istanbul, le premier de la série, il y a près d'un demi-siècle : "Sans doute entre 120 et 150 millions tous pays confondus", avançait-il. 

"Une intelligence géostratégique peu commune"

Des aventures toujours extrêmement documentées, saluées tout récemment. Avant de mourir, le créateur de SAS a pu en effet savouré d'élogieux articles de la part d'une presse qui l'avait jusque-là négligé. Le New York Times lui avait fait l'honneur d'un long portrait, le qualifiant "d'un des hommes les mieux renseignés de la planète". Il venait alors de passer dix jours en Afghanistan, théâtre des 198e et 199e SAS à venir.

"Il avait une intelligence géostratégique peu commune et de grande qualité", confirme Laurent Boussié, rédacteur en chef à France 2 et ami "depuis plus de vingt-cinq ans", contacté par francetv info.

Sur la fin de sa vie, l'auteur était hanté par la mort et Hollywood. "Vous savez que Ian Fleming n'a connu le succès cinématographique que post mortem ?" confiait-il au Monde en août dernier. Random House, le plus gros éditeur américain, lui avait déjà offert 350 000 dollars (environ 260 000 euros) pour les droits de cinq de ses romans, qui seront traduits en anglais. Pour ce qui est du cinéma, rien n'était signé, mais Gérard de Villiers semblait confiant. "Si vous n'êtes pas américain, vous n'avez aucune chance de faire un grand film. Maintenant, ça peut m'arriver."