Cet article date de plus de cinq ans.

Le festival d'Aix modifie la mise en scène d'un opéra de Mozart après des références à l'Etat islamique

"Ce n'est pas de la censure, c'est de la maturité", explique le directeur du Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence. La version de l'opéra mise en cause montrait un drapeau du groupe jihadiste ainsi qu'une décapitation.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
"L'Enlèvement au sérail", de Mozart, est programmé au Festival d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), jusqu'au 21 juillet 2015. (FESTIVAL D'AIX-EN-PROVENCE / YOUTUBE)

Mozart dans un camp de jihadistes. Le Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a fait modifier la mise en scène de L'Enlèvement au sérail, proposée par l'Autrichien Martin Kusej, en raison de références au groupe Etat islamique, rapporte France Musique, mercredi 15 juillet.

Une scène de décapitation et un drapeau jihadiste supprimés

L'œuvre de Mozart raconte comment un jeune homme tente de libérer sa fiancée, mais, dans cette version des temps modernes, le sérail où elle est retenue est devenu un camp de jihadistes, raconte Europe 1. L'histoire est transposée dans "un campement militaire en plein désert, où entrent et sortent des soldats enturbannés de pied en cap, kalachnikov au bras", détaille Télérama, visiblement peu séduit par cette "relecture contemporaine arrogante".

Le directeur du festival, Bernard Foccroulle, a jugé que la mise en scène allait trop loin, en montrant "un drapeau de Daech" et "une décapitation", explique-t-il à Europe 1. Des images "intolérables", selon lui. La scène où les têtes de prisonniers décapités étaient montrées dans des sacs en plastique a été supprimée, précise France Musique, tandis que l'emblème du groupe Etat islamique a été dépouillé de ses inscriptions.

"Ce n'est pas de la censure"

"La question de l'image est devenue extrêmement sensible, nous n'avons pas voulu que des images piochées dans la production se retrouvent sur internet hors contexte, justifie Bernard Foccroulle. Ce n'est pas de la censure, c'est de la maturité." L'œuvre modifiée est visible jusqu'au 21 juillet au festival d'Aix.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.