Fermé il y a huit mois, Megaupload devrait revenir par la fenêtre

Le fondateur du site de partage fermé en janvier affirme qu'il va lancer MegaBox, une plateforme spécialisée dans la musique.

Le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, est relâché sous caution à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 22 février 2012.
Le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, est relâché sous caution à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 22 février 2012. (DAVID ROWLAND / MAXPPP)

INTERNET - Le fondateur de Megaupload, site de partage fermé en janvier 2012, promet un retour fracassant. Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, libéré sous caution fin février par la justice néo-zélandaise, a annoncé dimanche 12 août un possible retour de Megaupload, ainsi que la création d'une plateforme dédiée à la musique, Megabox, dont l'ouverture serait prévue en 2012. 

"Je sais ce que vous attendez tous. Ça vient. Cette année. Promis. Plus gros. Meilleur. Plus rapide. 100% sûr et inarrêtable", indique le premier tweet. Le second dit simplement : "Oui... Megabox fait aussi son arrivée cette année." Le "aussi" laisse entendre que le tweet précédent se réfère bien à Megaupload. Un pied de nez aux autorités, notamment américaines, attendent le jugement qui pourrait permettre son extradition.


Megabox n'est pas sorti du chapeau de Kim Dotcom ces dernières semaines. Le lancement de ce site était déjà prévu avant l'arrestation du fondateur de Megaupload. Dans une interview à Torrent Freak.com, en décembre 2011, Kim Dotcom décrivait Megabox comme "un site permettant aux artistes de vendre leurs créations directement aux consommateurs et de récupérer 90% des gains". Et donc de se passer des majors.

Audience reportée à 2013

La justice néo-zélandaise devait tenir audience à partir du 6 août, pour examiner la demande d'extradition de Kim Dotcom déposée par les Etats-Unis, qui accusent le milliardaire d'escroqueries et de violations de droits d'auteur. Mais cette audience a été repoussée au 25 mars 2013, a indiqué une porte-parole de l'avocat de Kim Schmitz, notamment après le dépôt de plusieurs recours de la défense.

Les Etats-Unis accusent Kim Dotcom et d'autres responsables du site d'avoir gagné 175 millions de dollars (142 millions d'euros) en pratiquant des activités criminelles et d'avoir causé un préjudice de 500 millions de dollars aux détenteurs des droits, en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d'autres contenus. Kim Dotcom encourt, dans ce pays, une peine allant jusqu'à vingt ans de prison.