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Mort de Jean-Loup Dabadie : "Je vais garder de mon ami l'image de tous ces rires que nous avons eus ensemble" témoigne Julien Clerc

Jean-Loup Dabadie s'est éteint dimanche 24 mai. Il avait écrit de nombreuses chansons pour Julien Clerc avant de devenir son ami. 

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Radio France
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Jean-Loup Dabadie reçoit une Victoire de la musique d'honneur des mains de Julien Clerc en 2009. (BORIS HORVAT / AFP)

"C’est un pan de ma vie qui s’en va", s’attriste Julien Clerc sur franceinfo après la mort dimanche 24 mai de l’académicien Jean-Loup Dabadie qui lui a écrit quelques unes de ses plus belles chansons comme Ma préférence. Le chanteur, ému, se souvient de la fin de l’une de leurs chansons, terminant par la phrase "à la fin je pleure".

Souvent dans leur collaboration, Julien Clerc envoyait des mélodies à son parolier et "Jean-Loup était très musicien, il a avait ce génie de mettre les bons mots sur les notes", explique-t-il. 

Au début c’était un auteur avant d’être un ami, ensuite c’est devenu un ami avant d’être un auteur.

Julien Clerc

à franceinfo

Pour Julien Clerc, Jean-Loup Dabadie "avait ce chic pour glisser des choses de vie privée, ça restait toujours élégant et digne. C’est vrai que la vie privée l’inspirait". La chanson Ma préférence faisait écho à la relation amoureuse de Julien Clerc et de la chanteuse Miou Miou.

Jean-Loup Dabadie lui a aussi écrit le titre "L’assassin assassiné" : "C'est une préoccupation qu’on avait tous les deux, c’est tombé à un moment très important de l’histoire de la peine de mort. C’était la fin des années Giscard et Mitterand avait dit solennellement pendant sa campagne qu’il abolirait la peine de mort. Cette chanson était complètement dans l’air du temps", se félicite-t-il.

"Un très très bon conteur"

Selon lui, Jean-Loup Dabadie était aussi très drôle : "L’humour était omniprésent. N’oublions pas les sketchs écrits pour des comédiens comiques, pour Guy Bedos mais aussi pour Jacques Villeret, il y en avait des remarquables. (…) Toutes les histoires de cinéma qu’il pouvait raconter étaient toujours extrêmement drôles. On a fait des dîners extrêmement gais qui se terminaient très tard."

"Pour les gens qui l’ont connu, c’était un conteur, un très très bon conteur, et pas que d’histoires drôles. On a beaucoup parlé dans notre vie et on a beaucoup rit aussi. Ce sourire était omniprésent. Il avait de l’humour, il avait une façon de voir les choses de la vie toujours sous un angle qui pouvait être drôle. Je vais garder de mon ami cette image-là, de tous ces fous-rires et de tous ces rires que nous avons pu avoir ensemble", se souvient-t-il.

Julien Clerc raconte comment Jean-Loup Dabadie et lui sont partis chercher Lino Ventura chez lui, en 1982, pour aller assister à la deuxième demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Allemagne à Séville, en Espagne. "Ca a été tellement drôle", sourit-il même si "c’est le dîner le plus triste qu’on ait fait après cette défaite". Les Français ont été éliminés par les Allemands aux tirs aux buts.

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