Mort de Claude Brasseur : "La Boum", "Camping"... cinq rôles incontournables d'un acteur phare du cinéma français

Décédé ce mardi 22 décembre à 84 ans, Claude Brasseur a laissé une trace indélébile dans le cinéma français : retour sur 62 ans de carrière en cinq films.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Claude Brasseur est Joseph Fouché dans "Le Souper" (1992) d'Edouard Molinaro. (Les films Ariane)

Enfant de la balle, fils de l'immense acteur Pierre Brasseur et de la non-moins célèbre comédienne Odette Joyeux, Claude Brasseur, décédé ce mardi 22 décembre à 84 ans, se fit remarquer autant sur les planches qu'au cinéma qu'à la télévision. Révélé au grand public tardivement dans la série télévisée Les Nouvelles aventures de Vidocq (1971-73), voici, en cinq films, les grandes lignes de 62 ans d'une carrière où il est constamment passé de rôles dramatiques à la comédie, derrière la caméra de Jean-Luc Godard, Fabien Onteniente ou encore Yves Robert.

Déjà séducteur dans "Bande à part" de Jean-Luc Godard

Très actif au théâtre, Claude Brasseur décroche le troisième rôle dans le 13e film de Jean-Luc Godard en seulement quatre ans. Il interprète dans Bande à part Arthur, rival du timide Fritz (Sami Frey), qui conquiert Odile (Anna Karina) dans un chassé-croisé où elle les incite à tenter un coup minable. Mais Fritz, jaloux, confie ses turpitudes à l’oncle d’Arthur, criminel patenté, et qui pourrait bien prendre partie pour son neveu… C’est une des oeuvres préférées de Quentin Tarantino, qui a donné le titre du film à sa maison de production.

Tombeur vantard dans "Un Eléphant ça trompe énormément" d’Yves Robert

Comédie phare d’Yves Robert sur un scénario de Jean-Loup Dabadie en 1976, Un Eléphant ça trompe énormément voit en Claude Brasseur un séducteur invétéré et vantard au sein du quatuor qu’il compose aux côtés de Jean Rochefort, Victor Lanoux et Guy Bedos. Un film de potes qui doit aussi beaucoup à Annie Duperey et Marthe Villalonga. La comédie est un triomphe et vaut à Claude Brasseur le César du Meilleur acteur dans un second rôle en 1977. Yves Robert réunira les mêmes personnages dans Nous irons tous au paradis (1977), avec le même casting, sans en être la suite directe.

Père de Sophie Marceau dans "La Boum" de Claude Pinoteau

Comédie romantique qui révéla la toute jeune Sophie Marceau en 1980, La Boum, de Claude Pinoteau sur un scénario cosigné avec Danièle Thompson, a explosé le box-office avec 4 378 430 entrées en France, 7 800 000 en Italie et 15 000 000 dans toute l’Europe. Claude Brasseur y est marié à Brigitte Fossey, parents de Vick (Sophie Marceau) qui, à treize ans, se démène avec ses déboires sentimentaux de collégienne, non sans l’aide de sa grand-mère Poupette (Denise Grey). Le film aura une suite en 1982, La Boum 2, avec les mêmes interprètes, mais cette fois-ci, le charme ne prend pas.

Joseph Fouché face à Talleyrand dans "Le Souper" d’Edouard Molinaro

Sorti en 1992, Le Souper d’Edouard Molinaro, offre sans doute à Claude Brasseur un de ses meilleurs rôles, dans l’adaptation de la pièce éponyme de Jean-Claude Brisville, qu’il a interprété au côté de Claude Rich. Il y reprend le rôle de Joseph Fouché, ancien chef de la police et chef du gouvernement provisoire, qui, lors d’un souper avec Talleyrand (Claude Rich), échange sur le sort de la France après la défaite de Waterloo en 1815. Magnifique duo, nourri de dialogues ciselés, le film valut à Claude Rich le César du Meilleur acteur en 1992. Claude Rich et Claude Brasseur s'étaient déjà rencontrés dans La Guerre des polices de Robin Davis en 1979.

Campeur franchouillard dans "Camping" de Fabien Onteniente

Retour de Claude Brasseur à la comédie bien française en 2006, avec Camping de Fabien Onteniente, aux côtés de Gérard Lanvin, Mathilde Seigner, Franck Dubosc et Mylène Demongeot. C'est la chronique du camping des Flots bleus, où Jacky Pic (Claude Brasseur) et sa femme Laurette (Mylène Demongeot) retrouvent comme chaque année leurs amis, perturbés par des préoccupations quelque-peu existentielles… Le rôle tenu par Brasseur était à l’origine destiné à Jacques Villeret, décédé avant le tournage. C’est à l'initiative de son remplaçant que le film lui est dédié. Gros succès au box-office avec 5 491 412 entrées, le film aura deux suites, en 2009 et 2016.

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