Les cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne recevront le 12e prix Lumière

Les réalisateurs de Rosetta (1999) et de L'Enfant (2005), auteurs de onze longs métrages, seront honorés au festival lyonnais cet automne. 

Jean-Pierre et Luc Dardenne le 21 mai 2019 au 72e Festival de Cannes, pour présenter leur film \"Le jeune Ahmed\".
Jean-Pierre et Luc Dardenne le 21 mai 2019 au 72e Festival de Cannes, pour présenter leur film "Le jeune Ahmed". (JACKY GODARD / AFP)

Connus pour leurs films à la veine sociale, les cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne recevront cet automne à Lyon le Prix Lumière qui récompense chaque année une personnalité marquante du 7e Art, ont annoncé jeudi les organisateurs.

Double lauréats de la Palme d'or à Cannes, les réalisateurs de Rosetta (1999) et de L'Enfant (2005), auteurs de onze longs métrages, succèdent au cinéaste américain d'Apocalypse Now Francis Ford Coppola, honoré l'an dernier.

"Les Dardenne, c'est l'un des plus beaux surgissements du cinéma contemporain. C'est une vision du monde, un style et une conviction. Un peu comme les Lumière d'ailleurs, dont ils sont, de ce point de vue, parmi les plus beaux descendants", estime Thierry Frémaux, le directeur de l'événement.

Hommages à Michel Audiard et à Clarence Brown

À l'occasion de sa 12e édition, organisée du 10 au 18 octobre 2020, le festival rendra également hommage au célèbre dialoguiste et scénariste français Michel Audiard, qui aurait eu 100 ans cette année, avec une grande rétrospective de ses films en copies restaurées.

Parmi les autres volets de la programmation déjà connus, figure un hommage à l'oeuvre du cinéaste américain Clarence Brown, réalisateur prolifique du studio MGM durant l'âge d'or d'Hollywood (1930-50), période durant laquelle il dirigea notamment Greta Garbo. Une rétrospective sera également consacrée à la filmographie de la réalisatrice new-yorkaise Joan Micklin Silver qui réalisa sept longs métrages jusqu'en 1998 et dont le tout premier, Hester Street (1975), fut projeté à Cannes et nommé aux Oscars.

Des avant-premières de films privés de festival de Cannes

Le festival lyonnais, présidé par Bertrand Tavernier, diffusera plusieurs avant-premières de longs métrages, qui auraient dû être montrés en mai à Cannes, mais aussi une partie de Cannes Classics, sa traditionnelle sélection de films dédiée aux classiques du cinéma. L'occasion notamment de découvrir une version restaurée de In The Mood for Love (2000), le chef-d'oeuvre du réalisateur hongkongais Wong Kar-wai (lauréat du Prix Lumière en 2018), à l'occasion des vingt ans de sa sortie.

En marge des projections, la 8e édition du marché international du film classique, rendez-vous réservé aux professionnels de l'industrie du cinéma de patrimoine, se tiendra sous la bannière du Portugal.

Lancé en 2009 par l'Institut Lumière, dans le quartier de Lyon où fut inventé le cinématographe en 1895 et où fut tourné La sortie de l'usine Lumière, premier film de l'histoire, le festival se déploie dans l'ensemble des salles de cinéma de la ville .

Depuis sa création, l'événement a également consacré la carrière de Clint Eastwood, Jane Fonda, Quentin Tarantino, Ken Loach, Milos Forman, Gérard Depardieu, Martin Scorsese, Catherine Deneuve et Pedro Almodóvar. Présenté comme le plus grand festival au monde consacré aux films classiques, il a accueilli 200.000 spectateurs lors de sa dernière édition.