Le Mobile Film Festival, c'est un téléphone, un film, une minute : nos 10 favoris de l'édition 2019 consacrée à l'environnement

Cette année, 800 films venant de 91 pays ont été envoyés, 50 films sont finalement en compétition, nous avons sélectionné nos 10 préférés.

Article rédigé par
Mélisande Queïnnec - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Cette année, les participants ont été invités à envoyer des vidéos sur le thème de l'environnement. (Samphe Ballamingie / Mobile Film Festival)

Le jury du Mobile Film Festival a dévoilé ses finalistes. Pour sa 15e édition, le festival a choisi de défendre le thème "ACT NOW" (on climate change) (agir maintenant sur le changement climatique, ndlr) en partenariat avec YouTube Creators for Change et les Nations Unies, avec l’agence United Nations Climate Change (UNFCCC).

Au total, plus de 800 réalisations d'une minute environ ont été envoyées en provenance de 91 pays, un record de diversité soulignant l'intérêt des participants pour la cause climatique. Des personnalités du cinéma et du divertissement aussi variées que les actrices Emma de Caunes et Sara Giraudeau (Petit Paysan, Le Bureau des Légendes), le youtubeur activiste Nicolas Meyrieux, l'acteur Hugo Becker (Gossip Girl) ou encore la présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard, Patricia Ricard, ont choisi leurs 50 films préférés. Et nous les nôtres, de façon tout à fait subjective : voici nos coups de coeur, notre sélection de dix films. Plus un, vous comprendrez pourquoi.

"Cette famille"

Affalée dans un canapé, une famille colombienne s'empiffre de nourriture industrielle. Déchets en tous genres s'empilent sous le regard médusé d'une jeune fille. Comment va-t-elle réagir ? Un court-métrage plein de sarcasme visuellement très réussi, où les couleurs crépusculaires laissent deviner la chaleur étouffante d'un monde en perdition.

"Le Père des Arbres"

En Iran, un homme tente de sauver les arbres en transformant les bouteilles en plastique qui jonchent le sol en distributeurs d'eau. Le film fait le pari de la sobriété. Ni texte ni musique, mais des images sublimes qui mettent en valeur les anonymes qui agissent concrètement pour l'environnement.

"Game Over"

Cette réalisation française présente la destruction progressive de la planète comme un jeu : qui sera le meilleur promoteur immobilier ? Les joueurs lancent les dés, le regard plein de convoitise. Une musique effrénée rythme la vidéo jusqu'à un final inattendu.

"Secours"

La vidéo iranienne, pleine de mélancolie, suit le parcours d'un ours polaire en jouet, privé des glaciers qui lui sont nécessaires, et d'une petite fille qui tente de corriger les erreurs de son père. Le réchauffement climatique vu par la génération qui le subira de plein fouet.

"Fermez le robinet"

Au Pérou, dans un futur proche, les habitants s'extasient de la présence du seul robinet du pays à délivrer de l'eau potable. Tandis que les chaînes d'information s'emparent du sujet et que fleurit sur le web le hashtag #FermezLeRobinet, celui-ci reste ouvert, inlassablement. Mais pour combien de temps ? Plein d'ironie, le court-métrage dénonce une génération constamment à la recherche du buzz.

"Déclaration"

Au Brésil, un homme désemparé assiste au discours d'un Jair Bolsonaro persuadé que son pays est l'un de "ceux qui protègent le plus l'environnement". Au milieu des branches mortes et des racines, au coeur de l'Amazonie, le film sonne comme un constat déchirant : bientôt, le poumon vert de la planète ne sera plus.

"#ToutVaBien"

28 degrés au mois de janvier, que demander de plus ? Peu à peu, nous assistons à l'effondrement du monde à travers les stories Instagram d'une Française qui comprend, trop tard, que le monde qu'elle a connu n'existe plus. Encore une fois, le court-métrage utilise l'ironie pour éveiller les consciences. 

"Karma"

Le long retour à l'expéditeur d'une bouteille en plastique jetée par un citoyen inconscient. "Prenez soin de la nature, elle vous le rendra" pourrait être le crédo des deux Français à l'origine de la trouvaille. Drôle et bien réalisé.

"Les Jours Rouges"

Le film accumule les clins d'oeil au vieux cinéma d'horreur. Les dessins exposent un monde apocalyptique où l'on ne peut plus espérer "de rêves verts, pour vaincre les jours rouges". Une dystopie d'une minute qui ne laisse pas indifférent.

"Time's Up"

Musique rythmée, habile utilisation des bruits de manifestation, noir et blanc... Envoyé depuis l'Inde, le court-métrage pousse les jeunes du monde entier à crier leur colère face à ceux qui préfèrent baisser les yeux. Simple et efficace.

Bonus : "Coupe de Champêtre"

Parce qu'il était impossible de n'en sélectionner que dix. Aussi drôle que pertinent, Coupe de Champêtre raconte la prise de conscience écologique d'un jeune homme qui a encore du chemin à faire avant de changer ses habitudes, et dénonce l'hypocrisie de ceux qui surfent sur la vague sans vraiment lutter contre le réchauffement climatique. 

Le palmarès complet est à découvrir sur le site du festival.

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