David Lynch rectifie le tir sur Donald Trump et lui reproche de provoquer de la souffrance

David Lynch, qui a choqué samedi en déclarant que Donald Trump pourrait rester dans l'histoire comme un des "plus grands" présidents américains, est revenu sur ses propos mardi sur Facebook, semblant opérer un virage. Il s'est adressé directement au président et lui a reproché de "provoquer de la souffrance et de diviser" les Etats-Unis.

David Lynch à Rome le 4 novembre 2017
David Lynch à Rome le 4 novembre 2017 (Isabella Bonotto / Update Images Press / MaxPPP)
Le mythique réalisateur avait choqué Hollywood et le public progressiste en déclarant au quotidien britannique The Guardian que Donald Trump pourrait se révéler être un des plus grands présidents américains de tous les temps parce qu'il a bousculé le milieu politique de Washington, qui en avait besoin selon lui.
 
Des propos dont s'est délecté l'hôte de la Maison Blanche. Mais David Lynch a affirmé mardi que ses propos avaient été sortis de leur contexte. "Malheureusement, si vous continuez sur la même voie, il y a peu de chances qu'on se souvienne de vous comme d'un grand président", a écrit sur Facebook le créateur de la série culte "Twin Peaks".

"Il n'est pas trop tard pour changer de cap"

"Ce serait triste pour vous et pour le pays. Vous provoquez de la souffrance et vous divisez", a-t-il ajouté, s'adressant directement au président : "J'aimerais qu'on puisse s'asseoir tous les deux et discuter".
 
Dans l'entretien au Guardian, le metteur en scène de "Blue Velvet" et "Mulholland Drive", âgé de 72 ans, s'était dit indécis sur le travail fait par le magnat républicain, jugeant cependant que son arrivée au pouvoir pourrait ouvrir la voie à des réformes majeures.
 
Mardi, il précisait sur Facebook: "Il n'est pas trop tard pour changer de cap et diriger notre navire vers un avenir radieux pour tous. Vous pouvez unir le pays. Votre âme chantera", avant de conclure : "J'espère que vous y pensez et que ça vous tient à coeur. Tout ce que vous avez à faire, c'est traiter les gens comme vous aimeriez être traité."