Coronavirus : Roselyne Bachelot s'engage à aider la filière cinéma en souffrance

La ministre de la Culture a détaillé mercredi les aides pour un secteur du 7e art en plein marasme, promettant de "protéger l'ensemble de ce modèle culturel qu'est le cinéma".

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France Télévisions Rédaction Culture
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Des spectateurs dans une salle de cinéma à Toulouse,  le 14 septembre 2020. (ADRIEN NOWAK / HANS LUCAS / AFP)

"La crise n'est pas finie, nous pouvons même considérer que la situation se tend (...) l'avenir de la filière est en jeu et il faut respecter les consignes sanitaires", a déclaré Roselyne Bachelot devant les exploitants de salle réunis pour leur congrès annuel à Deauville (Calvados), alors que le gouvernement a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures de restrictions sanitaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

"Passé le temps de l'urgence vient celui de préparer une reprise durable et pérenne de la filière", a poursuivi la ministre de la Culture. Elle a détaillé les mesures destinées à soutenir le cinéma, alors que le plan de relance du gouvernement prévoit de consacrer au total deux milliards d'euros à la culture. Les exploitants, qui peuvent éponger une partie de leurs pertes de billetterie grâce à une mesure de compensation de 50 millions d'euros, bénéficieront d'autre part de 34 millions d'euros supplémentaires pour assurer leur viabilité.

"Permettre aux salles de tenir"

Ces mesures doivent "permettre aux salles de tenir" dans l'attente que l'offre de films revienne à la normale, a réagi auprès de l'AFP Marc-Olivier Sebbag, le délégué général de la Fédération des exploitants (FNCF), qui a salué des "mesures de très grande ampleur".

Parmi les autres enveloppes, 19 millions iront aux producteurs et aux distributeurs, ou encore 6 millions aux "talents", dont les jeunes auteurs. Les enseignants seront également davantage incités à emmener leurs élèves au cinéma pour des séances pédagogiques, un moyen d'œuvrer à "la reconquête du jeune public". Une grande partie du soutien au secteur passe par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), pour lequel le gouvernement a déjà annoncé un effort de 165 millions d'euros.

Les cinémas français s'en sortent mieux que dans d'autres pays européens, souligne Bachelot

Roselyne Bachelot a souligné que les cinémas français, rouverts depuis la fin juin, s'en tiraient mieux que ceux d'autres pays européens, avec une baisse de fréquentation des deux-tiers contre parfois 90% dans les pays voisins. Le cinéma français doit profiter selon elle de cette crise pour "mener une ambitieuse stratégie de conquête dans un contexte de très grande perturbation du marché" : "la France est déjà le deuxième exportateur (mondial) de films, mais notre cinéma présente encore un important potentiel à développer", avec l'ouverture d'une nouvelle structure dédiée dès 2021, a-t-elle poursuivi.

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