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Clint Eastwood en tournage à Arras pour son film sur l'attaque du Thalys

L'acteur et réalisateur américain Clint Eastwood était à Arras (Pas-de-Calais) vendredi pour tourner certaines scènes de son prochain film, "Le 15h17 pour Paris". Il y raconte l'attaque terroriste du Thalys le 21 août 2015. 

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Radio France
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Les figurants recrutés pour le tournage du film de Clint Eastwood ont signé une clause de confidentialité.  (GAËLE JOLY / FRANCEINFO)

C'était l'effervescence vendredi autour de la gare SNCF d'Arras, dans le Pas-de-Calais. Des curieux étaient rassemblés pour tenter d'apercevoir Clint Eastwood. L'acteur et réalisateur américain était en effet sur place pour tourner certaines scènes de son prochain film, Le 15h17 pour Paris. Le film raconte l'histoire des trois Américains qui sont parvenus à maîtriser un voyageur du Thalys qui transportait des armes et notamment une kalachnikov, le 21 août 2015. Le train avait ensuite été dérouté jusqu'à la gare d'Arras où l'homme suspecté de terrorisme avait été pris en charge par les services de police. Sur place, les fans d'Eastwood ont dû batailler pour tenter de l'apercevoir.

Le réalisateur américain a été très clair : retranché derrière les bâches blanches, sur les quais 8 et 9, il veut qu'on lui fiche la paix. Rien ne filtre sur le tournage des scènes du film. "Non, je ne parlerai pas", assène un figurant qui, comme tous les autres, a signé une clause de confidentialité. Tirano, lui, se laisse aller à quelques confidences.

On nous a interdit de le prendre en photo, on n'a pas le droit d'avoir des contacts avec lui

Tirano, figurant sur le tournage de "Le 15h17 pour Paris"

à franceinfo

Il a cependant pu observer la star : "Il est âgé, un peu fatigué, ce n'est plus le Clint des western !", glisse-t-il. "Mais il a une aura et un charisme assez fort." Derrière les barrières, les fans se pressent. "C'est quelqu'un de très grand et une fierté pour Arras", assure une femme. "J'attends la vedette pour essayer de le prendre en photo et avoir un autographe", explique une autre.

Seul le maire d'Arras, Frédéric Leturque, aura la chance de croiser le réalisateur américain. "Je lui dirai que je salue l'homme de cinéma, le monument et le sujet qu'il a choisi de traiter." Et concernant le traitement de cette attaque manquée dans le Thalys, Frédéric Leturque n'est pas inquiet. "Je sais qu'il le traitera avec gravité et cette habitude qu'ont les Américains de célébrer l'héroïsme. C'est leur ADN." Le maire d'Arras n'a lui pas été retenu pour figurer au casting, comme les 12 000 habitants de sa ville qui ont postulé, soit un quart de la population. 

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