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César 2017 : "Le choix de Polanski était un choix indiscutable", affirme le président de l'Académie

Le cinéaste franco-polonais, visé par une accusation de viol aux Etats-Unis, a renoncé, mardi, à présider la cérémonie après le tollé suscité par sa désignation.

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France Télévisions
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Mardi 24 janvier 2017, le réalisateur franco-polonais avait décidé de renoncer à présider la cérémonie des César. Ici, le 20 mars 2015 à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'Académie des César ne regrette rien. Le choix de Roman Polanski pour présider la 42e cérémonie des César "était un choix indiscutable", a affirmé Alain Terzian, le président de l'académie, mercredi 25 janvier à l'AFP. La veille, le cinéaste franco-polonais de 83 ans avait décidé de renoncer à présider la cérémonie reine du cinéma français.

Le président de l'Académie n'entend pas, "pour l'instant", nommer de successeur. "Il a pris la décision souveraine de ne pas donner suite. Le reste appartient à chacun", a souligné Alain Terzian, évoquant "l'une des plus grandes figures du cinéma mondial, et reconnu comme tel". "C'était le seul regard que nous devions avoir, le regard sur les artistes et leur travail, ce que nous avons fait", a-t-il insisté.

"Je ne m'associe à aucune polémique"

Soucieux d'éviter un nouveau tollé, Alain Terzian a précisé : "Je respecte tous les commentaires et je ne m'associe à aucune polémique". Une semaine plus tôt, le choix du réalisateur de Tess, du Pianiste ou de Rosemary's Baby, qui a reçu de nombreux prix à travers le monde, avait créé la polémique car il est toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol présumé d'une mineure en 1977

Cette polémique a "profondément attristé Roman Polanski et atteint sa famille" et il "a décidé de ne pas donner suite à l'invitation" des organisateurs de la cérémonie, prévue le 24 février, indique le communiqué de son avocat.

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