Avant-première : Corinne Masiero et Audrey Lamy en assistantes sociales dans "Les Invisibles"

Après "Discount" et "Carole Mathieu", "Les Invisibles", le nouveau film de Louis-Julien Petit sortira en salles le 9 janvier prochain. Audrey Lamy, Corinne Masiero et Noémie Lvovsky y tiennent le rôle d'assistantes sociales qui font tout pour réinsérer des femmes SDF dont le centre d'accueil va fermer. Les femmes SDF qui jouent leur propre rôle ont assisté à l'avant-première grenobloise du film.

Alexandra Lamy dans \"Les Invisibles\"
Alexandra Lamy dans "Les Invisibles" (JC Lother)
De l'émotion mais aussi du rire. Les femmes de la rue qui jouent leur propre rôle dans le film de Louis Julien Petit ont savouré pudiquement l'avant-première du film "Les Invisibles" à Grenoble.

Un an en immersion 

Pour pouvoir raconter l'histoire de ce centre d’accueil pour femmes SDF condamné à la fermeture par une décision municipale, le réalisateur de "Discount" a passé plus d'un an dans la cité iséroise et ailleurs en tant que bénévole dans des centres d'accueil. 

Mes premières rencontres se sont passées ici à Grenoble dans l'association "Femmes de la rue" qui nous a accueillis. On s'est rendus compte qu'à travers les apréhensions qu'on pouvait avoir sur ces femmes, en fait elles sont comme vous et moi. Elles ont une vie, un passé."


Reportage France 3 Alpes : I. Guyader / M. Nguyen-Stephan / J. Picca

Louis Julien Petit a choisi le ton de la tragi-comédie pour raconter cette histoire qui met en scène des femmes SDF jouant leur propre rôle.  

"On n'est pas dans le misérabilisme, ni accusateurs de quoique ce soit, on est juste entrain de mettre en lumière ces femmes là... C'est des femmes qui sont fortes, qui ont beaucoup d'humour et d'auto-dérision"
Alexandra Lamy

Le travail de dingue des assistantes sociales

Face à la fermeture du centre, il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Ça souligne le travail des assistantes sociales qui font un travail de dingue, qui essaient de faire tant bien que mal ce qu'elles peuvent en n'ayant pas les moyens de le faire. En plus de cette parole de femmes qui sont à la rure, c'est quelque chose qu'on entend jamais.
Corinne Masiero