Pour Christine Lagarde, le "mouvement #metoo est un moment de grand embarras pour les hommes"

Dans une interview au "Monde", la patronne du Fonds monétaire international estime que la lutte pour les femmes "est un combat collectif auquel tout le monde doit participer".

Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, au forum économique de Davos (Suisse), le 22 janvier 2018.
Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, au forum économique de Davos (Suisse), le 22 janvier 2018. (FABRICE COFFRINI / AFP)

"Il ne faut surtout pas s’imaginer que ça y est, cette fois, c’est gagné." Dans un entretien au Monde, publié samedi 27 janvier, Christine Lagarde revient sur le mouvement #metoo qui a suivi les révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein. C'est "un moment de grand embarras pour les hommes", estime la directrice du Fonds monétaire international, estimant que la lutte pour les femmes "est un combat collectif auquel tout le monde doit participer, y compris les hommes".

"J’espère que l’on va pouvoir transformer cette colère légitime qui s’est levée, et cet embarras collectif, en actions positives afin d’empêcher, je n’ose pas dire éradiquer, le harcèlement, les discriminations, les injustices, les écarts de salaires, etc.", poursuit Christine Lagarde.  

A-t-elle elle-même été confrontée au harcèlement sexuel ? "Probablement moins que d’autres, parce que je mesure 1,80 m !" répond-elle.