Le studio fondé par Harvey Weinstein dépose le bilan et libère la parole des victimes d'abus sexuels

The Weinstein Company a annoncé mettre fin "immédiatement" aux clauses de confidentialité signées à l'initiative du producteur.

Harvey Weinstein assiste au festival du film de Tribeca (New York, Etats-Unis), le 28 avril 2017.
Harvey Weinstein assiste au festival du film de Tribeca (New York, Etats-Unis), le 28 avril 2017. (DENNIS VAN TINE/GEISLER-FOTOPRES / GEISLER-FOTOPRESS / AFp)

Le studio de cinéma fondé par Harvey Weinstein et son frère Robert a déposé formellement son bilan, lundi 19 mars. Attaquée en justice par plusieurs victimes présumées du célèbre producteur et criblée de dettes, The Weinstein Company (TWC) a ajouté avoir trouvé un accord avec une société d'investissement, Lantern Capital, pour la reprise "en substance de ses actifs et de ses employés", même si cet accord reste à confirmer par le tribunal des faillites.

The Weinstein Company a aussi annoncé mettre fin "immédiatement" aux clauses de confidentialité signées à l'initiative de Harvey Weinstein, "dans la mesure où elles empêchaient de parler des individus ayant subi ou été témoin des abus sexuels d'Harvey Weinstein". "Personne ne doit avoir peur de s'exprimer ou être contraint de rester silencieux, a-t-elle assuré. La société remercie les individus courageux qui ont déjà pris la parole. Vos voix ont inspiré un mouvement porteur de changement pour le pays et le monde entier."

Le procureur de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, qui avait assigné la TWC en justice en février et empêché un accord de reprise de l'entreprise faute de dispositions suffisantes pour les victimes d'Harvey Weinstein, s'est réjoui de cette annonce. Cela "permettra à des voix qui ont été trop longtemps bâillonnées de pouvoir enfin être entendues", a-t-il réagi dans un communiqué.