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Bientôt des sites internet en ".paris" et ".music" ?

De nouveaux noms de domaine vont apparaître sur internet, début 2013. L'agence indépendante chargée de réglementer ces suffixes a reçu 1 930 dossiers de candidatures, dont 54 sont françaises.

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France Télévisions
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De nouveaux noms de domaine vont apparaître sur internet début 2013. (ANDREW COWIE / AFP)

C'est l'une des plus importantes évolutions d'internet depuis des années. Des entreprises, des organisations ou des collectivités vont pouvoir disposer de leurs propres noms de domaine. Les adresses en ".paris" et ".canalplus" pourraient bientôt apparaître à côté des habituelles ".fr" et ".com". 

Une trentaine de demandes d'entreprises françaises

L'Icann, l'agence indépendante chargée de réglementer les noms de domaine sur internet, a indiqué mercredi 13 juin que 1 930 dossiers avaient été déposés au niveau mondial, au terme d'un appel à candidatures qui s'est ouvert début janvier et s'est achevé le 30 mai. Tous les dossiers doivent être examinés par l'Icann avant de recevoir une éventuelle validation. Les premières nouvelles extensions devraient ainsi être opérationnelles au premier trimestre 2013.

Parmi les dossiers déposés, 54 sont français. Une trentaine émane d'entreprises. A lui seul, le groupe L'Oréal a déposé 14 demandes d'extension. Outre ".loreal", on retrouve ".garnier", ".lancome" mais aussi ".beauty" ou ".makeup". Les entreprises Airbus, Alstom, ClubMed, Leclerc, Sanofi, Hermès ou encore Total ont également postulé pour pouvoir bénéficier de leur propre extension, tout comme Axa, BNP Paribas, Canal Plus ou encore la Maif. 

150 000 euros minimum et des critiques

Cinq dossiers ont également été déposés par des villes ou collectivités : ".paris", ".corsica", ".alsace", ".aquitaine" et ".bzh" pour la Bretagne. Des demandes sont aussi déposées pour les ".banque", ".bio", ".immo" et autres ".lol", ".sex", ".wtf". 

Si ces candidatures sont stratégiques en termes de marketing, elles sont aussi coûteuses. Les frais exigés pour la seule inscription s'élèvent à près de 150 000 euros. 

Le processus de l'Icann est très critiqué. Des entreprises ou des associations ont dû dépenser des sommes conséquentes pour se prémunir d'un éventuel détournement de leurs noms de domaine. Beaucoup craignent aussi la censure, comme l'explique Libération. Des noms de domaine spécifiques permettraient en effet de cibler plus facilement des sites indésirables dans certains pays.

Actuellement, il n'existe que 22 suffixes homologués. L'Icann fait valoir que cet élargissement est rendu nécessaire par l'explosion du nombre d'internautes : deux milliards de personnes dans le monde, dont la moitié en Asie.

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