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"Je suis revenu à ce que j'aimais quand j'étais lecteur" : Largo Winch change de scénariste et revient en kiosques

Le nouvel album de Largo Winch, "L'Étoile du matin", est sorti en librairie vendredi. Un nouveau scénariste, Éric Giacometti, succède à Jean Van Hamme aux côtés du dessinateur Philippe Francq. Un tournant pour le héros de cette bande-dessinée.

Radio France
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Largo Winch revient dans un 21e tome, thriller économique et financier. (EDITIONS DUPUIS)

Largo Winch fait son grand retour. Le héros de bande-dessinée revient dans une nouvelle aventure (la 21e), L'Étoile du matin, qui est sortie vendredi 6 octobre en kiosques. Ses péripéties sont toujours dessinées par Philippe Francq mais c'est Éric Giacometti qui prend la suite de Jean Van Hamme et signe le scénario. Conséquence : un retour aux sources de l'histoire de Largo Winch. 

Physiquement, après 27 années et presque autant d’albums passés à courir le monde pour faire échec aux requins de la finance et aux États voyous, Largo Winch accuse bien le coup. Musculature de salle de sport, réflexes affûtés, le play-boy milliardaire cavale sans prendre le temps de souffler. Du Mexique à Saint-Pétersbourg, les auteurs ont décidé d’emballer la machine à cash.

Un retour au thriller économique et financier

Cette aventure-là se déroule en à peine deux ou trois jours, sur fond de trading haute fréquence qui gère automatiquement les échanges d’actions et d’argent dans des volumes incommensurables. La bourse est au cœur de l’histoire. Une volonté assumée par Éric Giacometti, qui a voulu "mettre ce Largo plus dans l'actualité", en lui attribuant des ennemis qu'il n'avait pas dans les années 1990, comme les Anonymous par exemple. 

La base, c'était de revenir au thriller économique et financier.

Éric Giacometti, scénariste du dernier Largo Winch

à franceinfo

Mais si Largo Winch revient aux intrigues qui ont animé ses premières aventures, il y a un scoop de taille dans ce nouvel opus : bientôt, le groupe W ne sera plus domicilié au Lichtenstein pour échapper à l’impôt. "J'y tenais parce que ça fait quand même quelques années qu'on parle de paradis fiscaux, de grandes entreprises qui échappent à l'impôt et il me semblait important de le traiter", justifie le dessinateur, Philippe Francq. "C'est une manière aussi de se débarasser totalement de l'héritage de son père adoptif." Une remarque qui vaut aussi bien pour la fiction que pour la réalité puisque le personnage a désormais un nouveau scénariste.

Beaucoup de pression pour une succession

Avec un tirage à 350 000 exemplaires, la succession de Jean Van Hamme n'a pas forcément été très sereine pour Éric Giacometti. "Quand Philippe [Francq] m'a fait cette proposition, c'était d'abord l'extase. Je me suis dit 'C'est génial, c'est extraordinaire'. Puis, j'ai repris toute l'œuvre de Van Hamme et les Largo, je les ai analysés d'un point de vue professionnel et je me suis aperçu que les mécaniques sont diaboliques. C'est redoutable, c'est un vrai professionnel !"

À ce moment-là, Éric Giacometti panique. "Je me suis dit 'Je ne vais pas être au niveau, à la fois de Van Hamme mais aussi de Philippe Francq parce que c'est quand même un des meilleurs dessinateurs contemporains." Finalement, le journaliste économique au Parisien finit par prendre les choses en mains à sa manière. "Je me suis lâché, c'était le plaisir avant tout. Je suis revenu à ce que j'aimais quand j'étais lecteur de Largo Winch."

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