On vous explique pourquoi les éditeurs français misent sur le Webtoon, ce phénomène BD venu de Corée-du-Sud

Après Dupuis et sa "Webtoon Factory", le groupe Delcourt lance le 25 janvier 2021 sa plateforme de webtoon, baptisée "Verytoon". C'est l'occasion de décrypter ce format de bande dessinée exclusivement réservé à l'écran, inventé en Corée, et qui commence à cartonner dans le monde entier. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Extrait de la maquette de la homepage de la plateforme Verytoon, janvier 2021 (DELCOURT)

Delcourt, éditeur de bande dessinée depuis 1986, lance le 25 janvier 2021 Verytoon, une plateforme numérique et son application, dédiée aux "webtoons". Ce phénomène, inventé en Corée, et devenu très populaire dans ce pays, commence à faire "frétiller" la France. Qu'est-ce qu'un webtoon ? Comment ça se fabrique ? Qui en lit ?  Pourquoi les éditeurs se lancent-ils dans cette aventure ? Guy Delcourt, fondateur et président du groupe Delcourt, Cédric Robert, directeur digital chez Dupuis, et Antoine Piers, créateur de webtoons, nous éclairent sur ce format BD 100% numérique.  

Un webtoon c'est quoi, d'où ça vient ?

Le "webtoon" (combinaison des mots "web" et "cartoon") est un format de bande dessinée destiné à l'écran, aujourd'hui essentiellement lu sur smartphones et tablettes. Les histoires sont découpées en saisons, qui elles-mêmes sont découpées en épisodes, chacun étant conçu pour être lu en quelques minutes. Les histoires se lisent de manière verticale, le lecteur scrollant de haut en bas pour faire défiler les pages et les cases de son "feuilleton".

Ce format est né en Corée du Sud et il a pris une ampleur telle dans ce pays que la production a désormais rattrapé l'édition papier. L'industrie sud-coréenne du webtoon a enregistré un chiffre d'affaires de 640 milliards de wons (577 millions de dollars) en 2019, avec un bond de  37,3% par rapport à l'année précédente, selon un rapport publié par l'Agence coréenne des contenus créatifs (KOCCA) fin 2020.

Où peut-on lire des webtoons en France ?

Quelques plateformes et applications proposent des webtoons en français. Delitoon, lancé en 2011 (l'application en 2016) par Didier Borg, ancien éditeur chez Casterman, est le pionnier. Il propose plusieurs centaines de titres et compte aujourd'hui 400 000 inscrits et 600 000 visiteurs mensuels. L'essentiel du catalogue est alimenté par des séries coréennes, chinoises et japonaises, traduites en français, hormis quelques créations françaises comme la série à succès Lastman, qui a ensuite donné lieu à une publication papier chez Casterman, et à une adaptation en animé sur Netflix. 

Capture d'écran de la homepage du site Delitoon, 18 janvier 2021 (Delitoon)

Webtoon Line est la version française de la plateforme du géant du web sud-coréen Naver, est disponible depuis 2019 et compte déjà plus d'un million de lecteurs. Elle propose plusieurs dizaines de séries, essentiellement coréennes.

Capture d'écran de la homepage du site Webtoon Line, 18 janvier 2021 (Webtoon Line)

La Webtoon Factory lancée par les éditions Dupuis en 2017 (son application a été lancée en 2019 à Angoulême), propose exclusivement des séries originales françaises, créées spécialement pour sa plateforme, qui compte une trentaine de séries à son catalogue. 42 autres sont actuellement en développement, et une vingtaine d'entre elles seront disponibles d'ici fin 2021. "Nous souhaitons muscler l'offre sur la romance et développer les créations asiatiques", précise Cédric Robert.

Capture d'écran de la homepage du site Webtoon Line, 18 janvier 2021 (Webtoon Factory)

L'application Allskreen propose surtout des séries adaptées de bandes dessinées papier tandis que Verytoon la petite dernière, disponible à partir du 25 janvier annonce un catalogue essentiellement coréen pour l'instant. Des séries "dénichées par nos équipes dans ce qu'il y a de meilleur dans la production coréenne", précise Guy Delcourt. "On va commencer par une vingtaine de séries, et puis ça va monter en puissance au fil des semaines, avec un objectif de 70 séries disponibles pour la fin 2021, afin qu'il y ait des nouveautés chaque semaine" précise le patron du groupe Delcourt. 

Extrait de la maquette de la homepage de la plateforme Verytoon, janvier 2021 (DELCOURT)

Pourquoi les éditeurs français se lancent-ils dans l'aventure ?

"J'étais depuis des années aux aguets de la vraie rencontre de la BD et le numérique. La bande dessinée peut se lire depuis pas mal de temps sur écran, mais il s'agissait d'un simple transfert de la version papier vers les écrans, et ça se lit très mal sur des petits écrans sauf au prix d'un charcutage peu recommandable. Pour résumer, c'était du bricolage" explique Guy Delcourt, qui confie avoir été définitivement convaincu après un voyage à Séoul en 2018.

Guy Delcourt à Séoul en 2018 (DELCOURT)

"On a là quelque chose qui pour la première fois est intégral. Et l'astuce toute simple de la lecture verticale, que j'ai baptisée la 'bande défilée', est diaboliquement efficace. On scrolle, et ça fonctionne très bien. Je me suis dit qu'on avait là quelque chose de très fort, de très cohérent", confie Guy Delcourt, pour qui "il était important de ne pas louper ce rendez-vous".

Ce qui m'a touché aussi, c'est qu'on retrouve la tradition du feuilleton de la bande dessinée, qui était celle de sa naissance, à l'époque dans les journaux, et qui a duré de longues années, on se rappelle de Spirou, de Pilote etc.

Guy Delcourt

à franceinfo Culture

Chez Dupuis, l'idée de se lancer dans ce format est née en 2016. "Dupuis a toujours été précurseur en matière éditoriale, et a testé énormément de choses dans le domaine de l'édition, et on s'est dit aujourd'hui, qu'est-ce qui pourrait être vraiment innovant sur le marché ?", raconte Cédric Robert, responsable du numérique chez Dupuis. "Un membre de mon équipe voyait ce qui se passait en Asie et on s'est dits que le webtoon répondait parfaitement à ça, et puis avec l'émergence des smatphones, les temps de consommation sur ces supports qui s'allongent, on s'est dit, c'est le format qui pourra amener une évolution dans le monde de la bande dessinée" ajoute Cédric Robert.

Cédric Robert, directeur digital aux éditions Dupuis (DR)

Autre raison de se lancer dans l'aventure chez Dupuis : vendre les héros de son catalogue à l'international. "Contrairement aux mangas qui s'exportent assez facilement, dans la BD franco-belge, à part Astérix, Tintin, et quelques rares exceptions, on a toujours cette barrière, et le webtoon permet d'ouvrir ces champs", explique Cédric Robert. "Du coup le projet initial était de réadapter nos séries, nos héros en webtoon, et puis finalement on a changé de braquet assez vite en considérant qu'il fallait créer de nouveaux héros, avec des nouveaux auteurs qui sont pleins de talent, qui ont envie et à qui on peut donner une chance beaucoup plus rapidement avec ce format sur le marché professionnel".    

Qui lit des webtoons ?

Les webtoons sont lus essentiellement par ceux que l'on appelle les "digital natives", à savoir ceux qui sont nés dans l'ère du numérique. "Il faut savoir qu'il y a chez ces lecteurs un abandon de la bande dessinée à l'adolescence" constate Cédric Robert, précisant que les jeunes lecteurs se tournent souvent à cet âge vers le manga, les vidéos, les animés, ou les séries télé. "Et le problème, c'est que quand ils reviennent à la BD, autour de la vingtaine, on ne récupère qu'un tiers des lecteurs", regrette-t-il. 

"Aujourd'hui, les ados consomment ou produisent une quinzaine de formats différents sur leur smartphone par jour", on comprend donc bien que le webtoon est un format fait pour eux. "Le format du webtoon leur parle, du coup cette tranche d'âge, les 15-27, c'est notre cible pour la Web Factory."

Le webtoon n'est pas voué remplacer la bande dessinée, mais plutôt à être un supplément parce qu'on ne vise pas les mêmes cibles

Cédric Robert

à franceinfo Culture

Chez Delcourt, le webtoon est considéré comme "une opportunité de développement rare et un vrai changement de paradigme". En lançant Verytoon, le groupe vise un un lectorat "autour de la vingtaine", qui viendra s'ajouter à celui de l’édition classique et permettra "d'initier un public jeune au 9e Art".

Comment ça marche ? Combien ça coûte ?

Certaines plateformes comme le géant coréen Webtoon Line proposent la totalité de leur catalogue en accès gratuit. "Ils peuvent se le permettre ! Il faut savoir que quand le géant du web coréen Naver s'est lancé dans le webtoon, c'était un moyen d'offrir du contenu aux personnes qui utilisaient ses services de communication, donc pour eux l'économie n'est pas la même", explique le directeur digital de Dupuis, qui propose sur la Webtoon Factory depuis le lancement de son application ses contenus gratuitement, mais passera sur un modèle payant en février 2021.

"Nous mettrons en place le système des 'coins', qui consiste à proposer en gratuit les trois premiers numéros d'une série, puis le lecteur doit ensuite payer avec la monnaie virtuelle pour avoir accès à la suite. Mais nous nous autoriserons de la gratuité exceptionnellement", explique Cédric Robert.

C'est ce modèle économique, baptisé "freemium", adopté par Delitoon, que Delcourt a également choisi de proposer dès le lancement sa plateforme en janvier. En ce qui concerne le modèle économique, "comme il y a peu d'acteurs, il y a tout à inventer", estime Cédric Robert.

"Made in Corée" ou "made in France" ?

Toutes les plateformes proposent des séries de tous genres, de la romance au thriller, en passant par le comique, l'action ou le fantastique, et la grande majorité des séries publiées en France viennent de Corée. La nouvelle plateforme Verytoon ne fait pas exception. "On ne tient pas à lancer le troisième étage de la fusée avant le premier", explique Guy Delcourt.

"On lance une première phase qui s'appuie sur un modèle qui a fait ses preuves et qui a un grand champ de séduction pour le public français, avec un engouement pour les séries télévisées, la musique, le cinéma coréen. Il y a aujourd'hui une séduction de la Corée en France comme il y a eu une séduction du Japon il y a quelques années, donc pour nous c'est un bon point de départ", estime Guy Delcourt. "Et ça nous permettra d'autant mieux ensuite d'enclencher un deuxième temps en ouvrant ça à la bande dessinée française, à la création", assure-t-il.  

Chez Dupuis, on a choisi dès le départ de prendre le contre-pied de la plupart des plateformes, calquées sur le modèle coréen, en choisissant la création, avec des séries créés spécifiquement pour la Web Factory. "100 % de notre catalogue est original, c'est notre ADN, c'est notre élément de différenciation", annonce fièrement Cédric Robert. "Les auteurs nous proposent des projets, et quand ils sont retenus, ils sont accompagnés par un suivi éditorial, pour que la série reste bien en phase avec l'esprit de la Webtoon Factory", souligne Cédric Robert.

Un nouveau terrain de jeu pour les auteurs ?

"Le webtoon nous permet de faire des histoires et des traitements graphiques que l'on ne peut pas se permettre en bande dessinée, pour des raisons économiques ou par rapport à une cible. C'est un nouveau terrain de jeu qui offre certaines libertés que l'on ne pourrait pas se permettre avec de l'édition classique", explique Cédric Robert.

"C'est une nouvelle manière de raconter les histoires, avec des saisons, et des 'chiffhanger' (fin ouverte, ndlr) à chaque fin d'épisode pour donner envie au lecteur de revenir la semaine suivante", relève Cédric Robert. "C'est un modèle qui ressemble beaucoup au modèle des séries télévisées. On a même un 'script doctor' dans l'équipe, qui vérifie la cohérence dans le scénario, comme pour les séries télé", confie-t-il.

Antoine Piers, auteur de la série Chroniques brutales, publiée sur la plateforme Webtoon Factory, confirme : "c'est un format particulier. Au début il a fallu que je l'apprivoise, que je m'y fasse", raconte ce dessinateur passé par le jeu vidéo, qui publie ses strips sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années.

L'auteur de bande dessinée Antoine Piers (DR)

Il a attaqué la saison 2 de Chroniques brutales et se dit très heureux d'expérimenter ce nouveau format, qui lui donne l'occasion d'essayer des choses qu'il ne pourrait pas "caser" dans l'édition papier, des pages impossibles à imprimer par exemple.

J'ai tenté des cases verticales très hautes, et ça fonctionne très bien. On peut tout se permettre, il n'y a pas de limite. On pourrait même imaginer un épisode en une seule grande case verticale

Antoine Piers

à franceinfo Culture

Case de la série "Chroniques brutales", publiée sur la plateforme Web Factory (Antoine Piers)

"Dans le webtoon, on fait aussi beaucoup plus de mise en scène, avec des bulles qui sortent de la case, des personnages sans décor, on peut aussi se permettre de laisser des grands blancs, des espaces vides, des cases répétées. On n'est pas limité sur le nombre de pages, donc si on a besoin de mettre une demi-page blanche pour qu'un gag soit plus percutant, on le fait", précise Antoire Piers.

"C'est un gros travail pour les auteurs", reconnaît Cédric Robert. "Le rythme est élevé, avec un épisode à produire par semaine, c'est intensif. A la Webtoon Factory, on ne cherche pas à suivre le rendement des mangakas japonais, on préfère lancer une série quand on a un certain nombre d'épisodes déjà prêts, pour parer à toute éventualité. Les dessinateurs ont le droit de tomber malades ! Ça protège le dessinateur, et ça permet une continuité pour le lecteur", explique-t-il.

"C'est vrai que c'est un rythme soutenu, mais j'arrive à tenir le rythme de la publication, à savoir produire un épisode par semaine, sans trop déborder sur les horaires !", confie Antoine Piers. Un travail qui l'occupe quasi à plein temps depuis le début de la série. "Et côté rémunération, pour moi en tous cas, c'est plus intéressant que l'édition papier", confie-t-il.

Pourquoi ça plaît ? Pourquoi ça marche ?

"Il y a une interactivité qui plaît bien. Les lecteurs peuvent faire des commentaires, réagir", explique Guy Delcourt. Une interactivité qui plaît aussi aux créateurs. "J'aime beaucoup échanger avec les lecteurs. Je lis tous les commentaires, et je réponds. C'est quelque chose que j'avais déjà l'habitude de faire avec mes publications sur les réseaux sociaux", raconte Antoine Piers.  

Cédric Robert confirme. Le fait d'être sur un format virtuel, directement en contact avec les lecteurs, est "très valorisant" et constitue un plus côté production. "Via les commentaires, via les likes, on peut mesurer la popularité. Cela permet d'être beaucoup plus rapide et libre dans la conception de nos futures séries, et s'adapter à ce qui peut plaire à notre cible". 

"Quand on a lancé la Web Factory, on voyait aussi une opportunité dans le sens où c'était faisable en termes de production à grande échelle, en termes de volumétrie", explique Cédric Robert.


C'est finalement assez simple techniquement, ce sont des images en Jpeg que vous mettez les unes après les autres et concrètement, par rapport à l'édition papier, vous ne sortez pas une BD, et ensuite il vous faut trois ans pour faire la deuxième, tout ça avec un coût très élevé. Avec le webtoon, on est sur un format où la production est plutôt simple et peut être industrialisée

Cédric Robert

à franceinfo Culture

"Par contre il ne faut pas espérer la rentabilité avant quatre, cinq, voire six ans", estime Cédric Robert. "Mais on est satisfaits pour l'instant. On a déjà 18 000 inscrits et 35 000 téléchargements au compteur, sans avoir investi sur le marketing", se félicite  le directeur numérique de Dupuis, qui espère générer des revenus grâce au "licencing", c’est-à-dire en vendant les droits des séries à d'autres plateformes, en France ou à l'étranger, ou pour des adaptations papier et audiovisuelles. "Comme nous sommes propriétaires de nos séries, donc disponibles pour une durée de vie illimitée, nous évitons l'écueil des scans illégaux" ajoute Cédric Robert, qui évoque ici la pratique très répandue dans le webtoon qui consiste à copier les écrans des séries et à se les refiler sous le manteau.

Dans notre histoire, cela fait partie des deux trois plus gros projets engagés par la société, et surtout, c'est un grand saut dans l'inconnu

Guy Delcourt

à franceinfo Culture

"Pour nous, le lancement de Verytoon représente un gros investissement. Trois cadres de la maison se consacrent aujourd'hui au projet, et nous avons embauché quatre jeunes pour faire le travail d'animation éditoriale de la plateforme", précise Guy Delcourt.

Les webtoons sont-ils voués à finir sur du papier ?

Le webtoon intéresse aussi les éditeurs papier, qui commencent à en publier. Les éditions Ki-oon par exemple ont prévu la publication en mars 2021 de Batard, une adaptation en cinq tomes de la série signée de Carnby Kim et Youngchan Hwang proposée sur Webtoon Line. 

Si la  déclinaison papier des séries n'est pas au programme de la Web Factory, Delcourt en revanche adosse le lancement de sa plateforme à un nouveau label baptisé KBOOKS, destiné à proposer la version papier d'une sélection de séries publiées en ligne. "En Corée, il y a à peine 5 % des webtoons qui sont publiés sur papier, c'est extrêmement minime, c'est vraiment une génération qui n'est pas lectrice du papier. Nous sommes éditeurs de livres imprimés, à la base, et en France nous n'avons pas la même culture. La bande dessinée a en France une importance qu'elle n'a pas en Corée. Il s'agit donc de s'adresser aussi aux lecteurs qui ont une préférence pour les éditions imprimées" argumente Guy Delcourt.

La série "Solo loveling" sera publiée en version papier sous le label KBOOKS à partir de juin 2021 (DELCOURT)

Ce label adaptera en priorité les séries Verytoon les plus populaires, sur le modèle coréen, mais la maison ne s'interdit pas de publier d’autres séries diffusées ailleurs. Dès son lancement, sur les six séries Kbooks lancées en 2021, trois sont adaptées des webtoons de Verytoon, et trois sont issues d’autres plateformes. La maison prévoit deux à huit volumes par série, avec un sens de lecture à l'occidentale, qui est celui pratiqué en Corée.

Cette "double exploitation" ouvre à "des intérêts croisés avec les éditeurs et studios coréens", qui trouvent de leur côté une "opportunité de voir leurs webtoons publiés en livres imprimés", souligne-t-on chez Delcourt. 

"Je mise sur le dynamisme entre les deux" ajoute Guy Delcourt. "Quand Pilote publiait Astérix à raison de deux pages par semaine, et qu'ensuite l'album sortait, il y avait une interaction entre les deux. L'album faisait la promotion du journal, et le journal faisait la promotion de l'album. Cela m'amuse que l'on retrouve finalement ce genre de modèle", conclut Guy Delcourt.        

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