Un graffeur risque 6 000 euros d'amende pour une fresque représentant Emmanuel Macron en marionnette de Jacques Attali

Le parquet a requis jeudi 14 septembre 6 000 euros d'amende, dont 2 000 avec sursis, contre un graffeur auteur d'une fresque de street-art peinte à Avignon et représentant l'économiste Jacques Attali en marionnettiste qui manipule un Emmanuel Macron-Pinocchio, largement dénoncée comme antisémite.
Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
La fresque du street-artiste Lekto jugée antsémite. L'artiste risque 6 000 euros d'amende, dont 2 000 avec sursis. (ESPOSITO ANGE / MAXPPP)

Le parquet a requis 6 000 euros d'amende, dont 2.000 avec sursis, contre un graffeur auteur d'une fresque de street-art peinte à Avignon. L'artiste de rue, connu sous le nom de Letko, avait peint en juin 2022, l'économiste Jacques Attali en marionnettiste qui manipule un Emmanuel Macron-Pinocchio.

Cette peinture murale réalisée sur un transformateur électrique à l'entrée nord-est d'Avignon, avait immédiatement suscité la polémique, largement dénoncée comme antisémite. La fresque avait été effacée 72 heures après, à l'initiative de la préfecture et de la communauté d'agglomération.

La fresque du street-artiste Lekto effacée au bout de 72 heures. (CHRISTOPHE AGOSTINIS / MAXPPP)

Des ONG parties civiles

Jacques Attali avait porté plainte et Letko était jugé jeudi 14 septembre pour injure et provocation publiques en raison de l'origine ou la religion. Plusieurs ONG s'étaient portées partie civile. Le jugement a été mis en délibéré au 23 novembre.

En avril dernier, une autre fresque du même artiste représentant Emmanuel Macron en Adolf Hitler, le nombre "49.3" inscrit en guise de moustache, référence à l'article de la constitution utilisé pour faire passer la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, avait également créé la polémique avant d'être elle aussi rapidement effacée.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

Street Art

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.