Picasso passe le printemps à La Piscine

Le musée de Roubaix consacre jusqu'au 20 mai une exposition au peintre et à son œuvre, vus à travers l'objectif du photographe américain David Douglas Duncan.

Madame Z ou Jacqueline aux fleurs, de Pablo Picasso (1954).
Madame Z ou Jacqueline aux fleurs, de Pablo Picasso (1954). (CAPTURE FTVI)

C'est le choc des cultures. La Piscine, le musée d'art et d'industrie de Roubaix (Nord) accueille depuis samedi 18 février et jusqu'au 20 mai une exposition consacrée au peintre espagnol Pablo Picasso et au photographe américain David Douglas Duncan, devenus amis en 1956. L'exposition confronte 157 photographies de l'artiste, prises par le photographe essentiellement entre 1956 et 1962, et 100 œuvres du fondateur du cubisme (peintures, sculptures, céramiques, œuvres sur papier…). Certaines n'ont jamais été montrées en France.

Dans le dossier de presse, le musée raconte : "Cannes, le 8 février 1956 : le photographe américain David Douglas Duncan arrive à la Villa La Californie où réside alors l’un des artistes les plus célèbres de tous les temps : Pablo Picasso. En guise d’introduction, le photographe a fait graver une bague avec leurs deux noms 'PICASSO-DUNCAN' qu'il offre à l’artiste. Touché par ce geste, Picasso le reçoit et accepte même de se faire photographier dans son intimité.

Picasso portant un masque de clown (1957, épreuve gélatino-argentique).
Picasso portant un masque de clown (1957, épreuve gélatino-argentique). (DAVID DOUGLAS DUNCAN)

Sculptures en tête

Pendant les années où ils se sont fréquentés, Picasso a beaucoup travaillé à son œuvre de céramique et de sculpture. Les photographies de Duncan témoignent du quotidien créatif de l’artiste, construisant frénétiquement son œuvre, sans concession, et inventant de nouveaux langages plastiques.

Pablo Picasso, \"Baigneurs à la Garoupe\" (1957, huile sur toile).
Pablo Picasso, "Baigneurs à la Garoupe" (1957, huile sur toile). (MAURICE AESCHIMANN / SUCCESSION PICASSO 2012)

L'exposition, qui se tient dans ce musée plein de charme mais relativement petit, a pu se monter grâce à des prêts exceptionnels concédés par de grandes collections françaises et internationales, publiques et privées.

"À La Piscine, la place de la sculpture est essentielle dans ce dialogue et permet de revoir des créations extraordinaires, comme Tête de taureau (1942), Femme à la Clef (1954-1957), La Guenon et son petit (1951) qu’accompagne un somptueux ensemble de tôles découpées, de portraits, de vues d’ateliers, de céramiques".