Manifestations : faut-il interdire de filmer les policiers ?

Pour les manifestants, les passants, photographier ou filmer les forces de l'ordre est devenu un nouvel outil de défense contre les violences policières. Pour les syndicats de police, cela entrave leur travail. 

France 3

Certains syndicats demandent l'interdiction de "faire" des images des policiers ou des gendarmes. Le 12 décembre, à Lille (Nord) un homme harangue les policiers à la fin d'une manifestation. Il est aussitôt interpellé, devant les objectifs de photographes, dont un étudiant passionné de journalisme. Jeudi 19 décembre, France 3 est allée le rencontrer. Il raconte son arrestation, qui a précédé sa garde à vue pour la dissimulation de son visage et violence contre les forces de l'ordre. Pour l'étudiant de 19 ans, c'est parce qu'il prenait des photos qu'il a été arrêté. "Un étudiant en journalisme ou un citoyen lambda a le droit de faire des photos", explique Baptiste Herman, l'étudiant.

Les clichés nuiraient à la réputation de forces de l'ordre

Dans les cortèges, les forces de l'ordre sont de plus en plus souvent filmées ou photographiées, par des journalistes professionnels ou des manifestants. Une note du ministère de l'Intérieur rappelle que c'est autorisé. Pourtant, selon un syndicaliste policier, les clichés nuiraient à la réputation de forces de l'ordre. Il souhaite donc l'interdiction de filmer sur le terrain. Pourtant, selon des avocats, les images permettent d'illustrer des bavures.

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Des forces de l\'ordre devant des manifestants, lors du 56e samedi de mobilisation des \"gilets jaunes\", le 7 décembre 2019 à Paris.
Des forces de l'ordre devant des manifestants, lors du 56e samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le 7 décembre 2019 à Paris. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)