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Paris : jugée trop évocatrice, l'œuvre "Domestikator" ne sera pas exposée aux Tuileries

L'œuvre représente selon son auteur une "sorte d'allégorie du viol de la nature par l'homme, avec une lecture au second degré".

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France Télévisions
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L'installation "Domestikator", le 13 août 2016 à Bochum, en Allemagne. (CAROLINE SEIDEL / DPA / AFP)

L'œuvre Domestikator ne sera pas exposée dans le Jardin des Tuileries, à Paris. Haute de 12 mètres, elle est, selon son auteur une "sorte d'allégorie du viol de la nature par l'homme, avec une lecture au second degré", rapporte France Inter, mardi 3 octobre. En y regardant bien, le spectateur peut en effet deviner, dans cet assemblage géant de cubes, un acte sexuel entre un homme et un animal, dans la position de la levrette.

L'installation de l'atelier néérlandais Van Liechout, proposée dans le cadre du parcours hors-les-murs de la Foire internationale d'art contemporain (FIAC) a été refusée par la direction du Louvre, qui a estimé que cette pièce développait "une vision trop brutale qui risque d’être mal perçue par notre public traditionnel du jardin des Tuileries", rapporte Le ParisienL'œuvre avait pourtant été "extrêmement bien reçue" en Allemagne et aux Pays-Bas, assure à France Inter Loïc Le Gaillard, codirecteur de la galerie Carpenters Workshop, qui représente l'artiste. Erigée en 2015 à Bochum, en Allemagne, "elle y est toujours visible sans que personne n'y trouve rien à redire", selon Le Monde

"Aujourd'hui, il y a énormément d’autocensure, les musées ont tellement peur des remarques, qu’ils excluent ou interdisent énormément de choses, redoutant une polémique", estime l'artiste, interrogé par Libération. Le directeur du Louvre a peut-être en mémoire la polémique autour de la sculpture Tree, de Paul McCarthy, érigée place Vendôme en 2014, avant d'être attaquée et dégradée, en raison de sa ressemblance avec un jouet sexuel, qui avait choqué des intégristes catholiques.

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