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La musique des internés des camps du Loiret

De mai 1941 aux premières déportations, les musiciens juifs internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers n’ont jamais cessé de jouer pour eux et pour les autres prisonniers. Une musique internée qui fait l’objet d’une exposition au Cercil à Orléans
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Détail d'une partition exposée au Cercil
 (Capture d'écran / Culturebox)
Reportage : F.Marcel, F.Bouteiller, JM.Bores
Musiciens, compositeurs, chefs d’orchestre, ils sont des dizaines à se retrouver parqués dans les camps d’internement de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers dans le Loiret.
 
Pour tromper l’ennui et l’angoisse, ils continuent de jouer, de composer et proposent même aux autres internés une multitude d’activités autour de la musique. Chorale, orchestre, cours de chant, de danse ou de théâtre viendront rompre un peu la monotonie de ces longues journées de détention.
 
Si à Beaune-la-Rolande et à Pithiviers, la musique était un exutoire, elle ne jouait pas le même rôle dans les camps de concentration et d'extermination où la musique était utilisée comme un instrument de torture. Les musiciens réquisitionnés dans des orchestres devaient interpréter des morceaux pendant l'appel - qui pouvait durer des heures ou encore "accompagner" les déportés vers les chambres à gaz. 


"La musique internée dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers"
jusqu'au 9 mars 2014
CERCIL 
45 rue du Bourdon Blanc
45000 Orléans 

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