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Du fusil d'assaut au stylo à bille, rencontre avec le dessinateur Christophe Corbillon

Après 27 ans passés dans l'armée, Christophe Corbillon a troqué sa vie de soldat pour celle d'artiste et son fusil contre un stylo à bille. Avec lui, le dessinateur réalise des portraits d’une incroyable intensité. Un travail né dans l’horreur de la guerre il y a 5 ans.
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France Télévisions
Publié Mis à jour
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Portrait d'un enfant afghan réalisé au stylo à bille par le dessinateur Christophe Corbillon
 (Culturebox / Capture d'écran)
S’il aimait dessiner étant enfant, qu’il a ensuite appris le dessin industriel, Christophe Corbillon a longtemps délaissé les crayons au profit de l’uniforme. Jusqu'à ce jour de 2012, lors de sa dernière mission en Afghanistan où il échappe de peu à la mort lors de l’attaque du camp où est stationnée son unité.

Cinq de ses camarades sont tués. Un traumatisme pour le soldat qui va le pousser à reprendre le dessin pour rendre hommages à ses frères d’arme, mais également pour apaiser ses propres souffrances.

Reportage : D. Borrelly / M. Michellier  / S. Villatte

Regards intenses

Ce qui frappe quand on découvre les portraits de Christophe Corbillon, c’est l’intensité qu’il arrive à mettre dans ces regards d’un réalisme étonnant, avec un simple stylo à bille.

Des regards de soldats, mais aussi d’enfants, de femmes et d’hommes afghans, usés par des décennies de guerre mais dont la fierté se lit dans le regard. Depuis Christophe Corbillon s’est attaqué à d’autres sujets, comme ce superbe portrait de Mohammed Ali :

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