Daniel Buren crée un Grand Palais haut en couleurs

Une immense pergola de cercles rouges, verts, jaunes et bleus. Il y en a 380. Une oeuvre éphémère et impressionnante, à l'image de la démesure du lieu. Invité de Monumenta, Daniel Buren a vu grand... et cette fois en couleur. L'artiste français projette toute sa palette créative sous la verrière du Grand Palais.

Monumenta 2012
Monumenta 2012 (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Bain de lumière pour Daniel Buren
Bain de lumière pour Daniel Buren (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Après le noir et blanc des fameuses colonnes du Palais Royal, Buren, 74 ans, s'empare de la nef du Grand Palais. 13 500 mètres carrés à s'approprier : un défi de taille pour la 5e édition de Monumenta qui ouvre ce jeudi. 

Cette forêt de ronds multicolores, plantés à 2 mètres 80 du sol, transforme la verrière en vitrail. La lumière y est filtrée, le sol transformé en une palette impressionniste. Une promenade sous kaleïdoscope. Les couleurs se mêlent et varient selon la luminosité. Tons pastels en cas de ciel couvert, teintes éclatantes lorsque le soleil apparaît.

Les visiteurs se retrouvent eux aussi baignés de couleurs, en fonction de l'humeur ambiante. 

 

 

Vertige créatif

Buren ne se contente pas de jouer avec la lumière de Paris. Sa création baptisée "Excentrique(s)" rend aussi hommage à l'architecture du Grand Palais et à son gigantisme.  Sous l'immense verrière, l'espace se dégage : le monument retrouve alors tout son volume, le spectateur ressent un immense appel d'air vertical. 

Jeux de lumières et de volumes s'entremêlent et animent un espace en mutation constante. La nuit, la percepection est toute autre avec l'entrée en scène de puissants projecteurs. 

 

 

 

"Excentrique(s)" jusqu'au 21 juin au Grand Palais à Paris