En Belgique, le trafic d'antiquités prend de l'ampleur et les autorités traquent les fraudeurs

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En Belgique, le trafic d'antiquités prend de l'ampleur et les autorités traquent les fraudeurs
France 2
Article rédigé par
J. Gasparutto, F. Caër, F. Furnémont, M. Lavaud, M. Wegnez - France 2
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Il est impossible de chiffrer le trafic mondial d’antiquités, mais il est estimé à plusieurs centaines de millions d’euros. Comment s’organise-il ? Reportage à Bruxelles, en Belgique, dans l’une des plus grandes foires d’art contemporain au monde. Les œuvres volées y sont traquées.

La Brafa de Bruxelles (Belgique) est l’une des plus grandes foires d’art en Europe. Des milliers d’œuvres, et des vendeurs désormais obligés de montrer patte blanche. Sur son stand, Tobias Desme, galeriste, vend plusieurs antiquités, dont certaines du Proche-Orient. Pour prouver qu’elles ne sont pas issues de pillages récents, il sort un classeur avec des certificats validés par la police, et des preuves que les objets sont en Europe depuis longtemps.

Les objets non certifiés sont exclus

Les exposants sont contrôlés par des experts indépendants avant le début de la foire. Tout objet non certifié est retiré de la vente : il y en a des dizaines chaque année. Le directeur de la Brafa a même été plus loin, en excluant plusieurs galeristes. La foire se veut intransigeante, car la Belgique a mauvaise réputation. Le quartier des Marolles est connu pour ses antiquaires et ses affaires. À l’automne dernier, deux statuettes ont été restituées à l’Égypte. Elles avaient été volées en 2015 sur le site de Bizet, et été retrouvées dans une galerie belge.

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