Vidéo Dix journalistes expliquent comment leurs pays perçoivent la Coupe du monde

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Catastrophe écologique ou drame pour les droits humains? Brut a demandé à 10 journalistes de pays participant à la Coupe du monde au Qatar ce que les habitants pensent de cet évènement planétaire.
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Catastrophe écologique ou drame pour les droits humains? Brut a demandé à 10 journalistes de pays participant à la Coupe du monde au Qatar ce que les habitants pensent de cet évènement planétaire.

Entre totale opposition, soutien aux joueurs et … indifférence. Parmi les pays jouant à la Coupe du monde de football au Qatar, les avis sont partagés. Dix journalistes de dix nations différentes ont expliqué à Brut comment les habitants voyaient cet événement majeur dans l’actualité sportive mondiale. 

“La Coupe du monde, c’est une affaire de riches”

Thierno Souleymane Diallo, est journaliste à la RTS, un média sénégalais. Dans le pays, “on n’est pas dans l’esprit de boycotter la Coupe du monde, mais on se rend compte que finalement la Coupe du monde, c’est une affaire de riches”, explique-t-il. “Le problème qui se pose, c’est qu’aujourd’hui, on n’a pas accès à tous les matches de la Coupe du monde. Puisque nous, à la télévision nationale et à la radio, on a 28 matches sur les 64. On se contente de suivre la France, les pays africains… Alors qu’on nous dit à la politique de la FIFA, c’est d’universaliser le football, le faire aimer, le faire pratiquer partout, mais aussi le faire suivre et le diffuser, le montrer à la planète toute entière, mais là véritablement, on n’est pas des enfants gâtés.”

Les Camerounais soutiennent très fortement leur équipe, et ont un avis différent sur cette compétition, comme le détaille Simon Pierre Etoundi, journaliste au Cameroon Tribune. “Tout ce qui s’est dit autour de la coupe du monde lié notamment aux aspects organisationnels avec les problèmes soulevés ça et là sur le non-respect des droits des travailleurs, les normes environnementales sont secondaires pour le public camerounais. Ce n’est pas de l’indifférence, mais il s’agit d’être réaliste et pragmatique. Des problèmes de cet ordre on en connaît dans tous les pays. Et même les nations occidentales, qui ont l’habitude d’organiser de grandes compétitions, ne sont pas exemptes de reproches.

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