Témoignage TF1 : "Je suis très heureuse et très impatiente", Marie-Sophie Lacarrau retrouve le JT du 13h après 5 mois d'absence

La présentatrice, qui avait remplacé Jean-Pierre Pernaut, a été victime d'"une infection sévère et rare à l'œil" alors qu'elle portait des lentilles de contact. Elle raconte sur franceinfo.

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Marie-Sophie Lacarrau retrouve le journal télévisé du 13h sur TF1 après 5 mois d'absence. (JOEL SAGET / AFP)

"Je suis très heureuse et très impatiente", se réjouit ce lundi sur franceinfo la journaliste Marie-Sophie Lacarrau qui retrouve le journal télévisé du 13h sur TF1 après 5 mois d'absence. La présentatrice, qui avait remplacé Jean-Pierre Pernaut, a été victime d'"une infection sévère et rare à l'œil" alors qu'elle portait des lentilles de contact. Lunettes de soleil en permanence et rideaux fermés pendant deux mois étaient son quotidien : "On laisse le temps filer, on apprend à s'ennuyer. On n'a pas le choix", a-t-elle expliqué.

Comment vous sentez-vous ?

Cela fait un bien fou de retrouver une vie normale, de retrouver son travail, ses collègues, son bureau et les téléspectateurs. Effectivement, depuis ce matin, je suis avec l'équipe du 13 heures, avec la rédaction, avec les correspondants en région. Et puis, on est en train de bâtir ce journal. Je suis très heureuse, très heureuse et très impatiente à l'heure qu'il est.

Vous avez contracté une infection à l'œil qui vous a d'abord fait beaucoup souffrir, mais aussi vous a plongé dans le noir. Racontez-nous ce qui s'est passé.

Cela a été une période compliquée avec une infection sévère et rare à l'œil. Il y a moins 100 cas par an en France. Ce n'est vraiment pas de chance. Ce que je veux aujourd'hui, c'est passer ce message de prévention pour ce qui m'était arrivé n'arrive pas à d'autres. Il y a vraiment des précautions indispensables à prendre avec ces lentilles. Soit on ne nous les donne pas, soit on les oublie aussi des années. Les lentilles de contact plus l'eau du robinet, il ne faut jamais faire ça. Évidemment, mettre ces lentilles de contact dans de l'eau, on le sait, mais j'ai encore entendu des personnes me dire qu'elles le faisaient. Une simple douche, cela peut être dévastateur.

Quel était votre quotidien ?

Pendant deux mois, mon œil ne supportait plus la lumière. Donc lunettes de soleil à l'extérieur, évidemment, encore que je ne sortais pas du tout, mais lunettes de soleil à l'intérieur aussi et rideaux fermés. On laisse le temps filer, on apprend à s'ennuyer. On n'a pas le choix. C'est comme ça. Il faut juste se guérir, laisser agir les traitements et donc on se concentre sur sa guérison. Point. Et finalement, on se rend compte que les journées passent effectivement sans qu'on ait rien fait. Mais de toute manière, on ne pouvait rien faire. Je ne suis pas la seule dans ce cas. Je ne veux pas que mes prises de parole soient interprétées comme du nombrilisme. D'autres personnes souffrent de maladies bien plus difficiles que celle que j'ai eue. Donc c'est juste un message d'optimisme que je veux faire passer aujourd'hui.

Vous avez reçu beaucoup de messages de collègues, de téléspectateurs ?

Oui, énormément.

Cela vous a donné de la force?

Oui, évidemment. Dans les premiers temps, je ne les ai évidemment pas vus. Mais quand j'ai découvert toutes ces marques d'affection et de soutien qui m'arrivaient de la part des collègues, de la part de ma direction qui m'a toujours soutenue. Thierry Thuillier et Gilles Pélisson m'ont envoyé des messages toujours de grande bienveillance. Quand vous avez votre employeur qui vous dit : "On t'attend. Prends ton temps, soigne-toi, on t'attend et on s'organise". Ça aide à être sereine. J'avais évidemment le soutien de ma famille, de mes amis et des téléspectateurs. Tellement de messages de téléspectateurs. C'est aussi pour eux que je prends la parole aujourd'hui, parce que beaucoup se sont demandés effectivement ce qui avait bien pu m'arriver pour que je sois absente du 13h aussi longtemps, et aussi, soudainement. Cela a été brutal. Un coup d'arrêt forcé.

Une certaine presse a évoqué votre éviction du 13h pour expliquer votre absence. Avez-vous eu peur de perdre votre place du JT ?

Non, à aucun moment ! J'avais Thierry Thuillier et Gilles Pélisson au téléphone très, très, très régulièrement. Il m'appelait très souvent pour prendre de mes nouvelles. Donc non, à aucun moment je n'ai eu peur. Mais c'est parfois effectivement des copines ou des membres de ma famille qui m'appelaient en me disant : "Mais tu es sûre que ça va ? Il n'y a pas un problème?" Ils étaient tombés sur ces articles qui racontaient absolument n'importe quoi.

Depuis votre absence, on a eu l'Ukraine, la présidentielle. C'est frustrant quand on est journaliste de ne pas pouvoir faire son métier lors d'actualités aussi fortes ?

Oui, évidemment, quand on est journaliste, on veut traiter l'actualité, on veut la porter, on veut la donner aux téléspectateurs. J'ai été absente effectivement sur une période où il y aura eu ces très très grosses actualités. Encore une fois, je ne pouvais pas. C'était au-delà de mes forces, c'était impossible. Donc, on prend sur soi. Mais je peux vous dire que j'ai vraiment envie de me rattraper.

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