Mort de Danièle Breem, journaliste et figure de l'Assemblée nationale

Elle avait rejoint en 1955 l'Office de radio et télévision français puis Antenne 2 et France 2. C'est elle qui avait fait entrer pour la première fois les caméras à l'Assemblée nationale. 

Daniele Breem, le 9 décembre 2009 à l\'Assemblée nationale. 
Daniele Breem, le 9 décembre 2009 à l'Assemblée nationale.  (PATRICK KOVARIK / AFP)

C'est une figure du journalisme politique qui vient de disparaître. Danièle Breem, ancienne journaliste de l'ORTF, d'Antenne 2 et de France 2 est morte à l'âge de 93 ans, a-t-on appris lundi 29 septembre de source parlementaire.

D'abord institutrice, Mme Breem avait rejoint en 1955 l'Office de radio et télévision français puis Antenne 2 et France 2, où elle était devenue rédactrice en chef adjointe. C'est elle qui avait pour la première fois fait entrer les caméras à l'Assemblée nationale. Passionnée, même après sa retraite, elle continuait de se rendre régulièrement à l'Assemblée où elle distillait ses conseils.

Une pionnière du journalisme politique

"Par la télévision, elle a permis de populariser les débats parlementaires et de faire connaître à nos concitoyens leurs représentants. La salle des Quatre colonnes a été, grâce à sa détermination, ouverte aux caméras", a salué dans un communiqué le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS). 

Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication, a évoqué une "pionnière du journalisme politique (qui) a su porter le débat parlementaire au plus près de nos concitoyens"."Elle a été un des grands témoins de notre histoire politique qu'elle a su transmettre avec indépendance, justesse et rigueur. (...)Elle a marqué durablement le débat citoyen dans notre pays et le métier de journaliste dont elle a incarné les valeurs et les principes de manière exemplaire", a déclaré Mme Pellerin dans un communiqué.