"Abonnement forcé" : l'UFC-Que Choisir lance une action de groupe contre Canal +

Le groupe Canal + a imposé une augmentation à "une partie de ses abonnés 'fidèles'". Seule solution pour y échapper, manifester son refus sur l'espace client. Une pratique abusive de plus en plus répandue que dénonce l'association de consommateurs.

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Radio France
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L'UFG-Que Choisir, une association qui défend les droits des consommateurs (illustration). (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

L’UFC-Que Choisir lance une action de groupe mardi 27 avril devant le tribunal de Nanterre pour dénoncer les "pratiques de vente forcée d'abonnement" de Canal +. Alertée par des consommateurs, l'association souhaite ainsi "permettre à tous les clients victimes des pratiques de vente forcée de la chaîne d’obtenir le remboursement de cette hausse de tarif non valablement consentie".

Fin 2017, le groupe Canal + a imposé à "une partie de ses abonnés 'fidèles' une nouvelle formule moyennant une augmentation du prix de l’abonnement de 2 à 5 euros par mois. Seule solution offerte aux consommateurs concernés : se manifester sur leur espace client et refuser cette nouvelle offre", explique l'UFC-Que Choisir dans un communiqué publié sur son site internet.

"On veut en faire un exemple"

"La majorité des 430 000 clients concernés n’ont jamais eu conscience de ce passage en force de la chaîne", dénonce l'association de consommateurs. Par cette action, elle souhaite que les "abonnés victimes soient pleinement informés de ces pratiques" et que le remboursement des sommes illégalement facturées par Canal + soit simplifié. "On veut en faire un exemple car cette pratique se répand chez les assureurs, les opérateurs de téléphonie, les vendeurs de voyage, les sites de ventes", dénonce Alain Bazot, le président de l'association de consommateurs, joint par franceinfo.

"Régulièrement, on propose quelque chose aux consommateurs et on dit : si vous ne dites rien, c'est que vous êtes d'accord."

Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir

à franceinfo

Une enquête pénale a été ouverte et le délit de "vente sans commande préalable" a déjà été retenu contre le groupe Canal + qui a reconnu sa culpabilité pour les faits de vente forcée et payé une amende en juillet 2020, mais les abonnés eux, n'ont pas été dédommagés. Pourtant, Canal + pourrait avoir à rembourser entre 45 et 65 millions d'euros, d'après l'UFC-Que Choisir.

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