Accouchement extrême, sexe, drogues : cinq émissions que vous ne verrez pas en France

La chaîne américaine Lifetime veut suivre des femmes accouchant en pleine nature, sans aide extérieure. Un nouveau programme de téléréalité qui n'est pas le premier à repousser les limites.

Capture d\'écran de la vidéo YouTube postée le 10 février 2013, montrant une femme en train d\'accoucher seule dans la nature.
Capture d'écran de la vidéo YouTube postée le 10 février 2013, montrant une femme en train d'accoucher seule dans la nature. (BIRTHINNATURE / YOUTUBE / FRANCETV INFO)

Toujours plus loin. La chaîne américain Lifetime repousse les limites de la téléréalité en annonçant la diffusion d'une émission intitulée "Born in the Wild", qui suivra des femmes accouchant en pleine nature, sans assistance médicale.

À peine annoncé, le programme a immédiatement suscité de nombreuses critiques du corps médical. Pourtant, il ne s'agit pas de la première téléréalité polémique. Francetv info revient sur cinq émissions qui ne risquent pas (pour l'instant) d'être adaptées en France.

Born in the Wild : l'accouchement en pleine nature

L'idée de la chaîne Lifetime vient d'une vidéo virale, postée sur YouTube début 2013, qui montre une femme nue, entourée de sa famille, accoucher au bord d'une rivière sans aucune aide. Rien n'est caché, des contractions qui s'accélèrent à l'expulsion du bébé et du placenta.

Cette vidéo explicite contient des images pouvant heurter la sensibilité.

Face aux inquiétudes des médecins, Lifetime promet que toutes les précautions nécessaires sont prises pour assurer la sécurité des participantes et de leur progéniture. Un responsable de la chaîne défend le concept, assurant que les femmes filmées ont déjà accouché à l'hôpital et veulent tester "une nouvelle technique".

"Benefits Street", la rue des allocataires

Bienvenue à "Benefits Street", autrement dit la "Rue des allocations sociales". Début 2014, la chaîne de télévision britannique Channel 4 a proposé à ses téléspectateurs de se plonger dans la vie d'un quartier défavorisé de Birmingham (Royaume-Uni).

LOIC DE LA MORNAIS et THOMAS DONZEL - FRANCE 2

Dans un contexte de débat national sur le système des aides sociales, l'émission dresse un portrait peu reluisant des bénéficiaires. Un couple y confesse par exemple, en riant, avoir été pris en flagrant délit de frauder le système des allocations sociales. De nombreux habitants se sont estimés trahis par la chaîne, qui a également été critiquée par des responsables politiques outre-Manche.

"The undateables", le rendez-vous des célibataires malades

Ils sont "incasables", selon le programme. Dans "The undateables", lancé en 2012 sur la chaîne britannique Channel 4, des "célibataires hors du commun" sont suivis lors de leurs rendez-vous amoureux par les caméras, raconte Télérama.

Sauf que ces personnes à la recherche de l'amour ne sont pas de simples quidams. Physique disgracieux, problèmes d'élocution, maladies génétiques... l'émission sélectionne ses candidats, note le magazine, qui explique que les critiques anglais sont divisés sur l'impact du programme : exploitation de la misère affective ou dédramatisation de la maladie ?

"Spuiten en Slikken", le grand test des drogues

Les Pays-Bas sont devenus des spécialistes de la téléréalité trash. La chaîne BNN a diffusé l'émission "Spuiten en Slikken", ce qui signifie "se piquer et avaler", où des volontaires expérimentent toutes sortes de drogues ou de pratiques sexuelles.

A son lancement en 2005, l'émission a fait débat au Parlement néerlandais, rappelle Libération, où des députés du Parti démocrate chrétien se sont inquiétés "du mauvais exemple" donné aux jeunes. Craignant un effet "d'incitation" sur la consommation de drogues, ils avaient demandé l'intervention du ministre de la Justice, qui avait refusé d'interdire le programme.

"The Sex Inspectors", vos ébats décortiqués

Au lit, ça ne va pas fort ? Pas de panique, vous pouvez appeler les "inspecteurs du sexe". Diffusée sur Channel 4 au Royaume-Uni, l'émission "The Sex Inspectors" propose à des couples en proie à des difficultés sexuelles de se faire conseiller, à condition d'accepter de voir leurs ébats disséqués par deux experts.

Chaque partenaire doit ensuite dévoiler ses fantasmes aux coachs, explique Néon, avant d'ensuite les mettre en pratique face aux caméras de l'émission. Moins discret que le cabinet d'un sexologue, note le magazine.