Trahisons et passions dans l’Angleterre du 15e siècle : les séries "The White Queen" et "The White Princess" arrivent sur OCS

Adaptées d’une série de romans de l’autrice anglaise Philippa Gregory, les deux mini-séries plongent dans les guerres de pouvoir de l’Angleterre du 15e siècle. Parfait pour les fans de fiction historique. À redécouvrir sur la plateforme de streaming OCS depuis le 2 juillet. 

Connue pour son rôle de tueuse en série dans Killing Eve, l\'actrice britannique Jodie Comer incarne Elizabeth d\'York dans The White Princess.
Connue pour son rôle de tueuse en série dans Killing Eve, l'actrice britannique Jodie Comer incarne Elizabeth d'York dans The White Princess. (Starz)

Produite par la BBC, The White Queen (2013) et sa suite, The White Princess (2017) créée par la chaîne américaine Starz, n’ont pas eu le retentissement international de Downton Abbey (2010-2015) ou des Tudors (2007-2010). Pourtant, ces deux mini-séries, disponibles sur OCS depuis le 2 juillet, sont des drames historiques crédibles et passionnants qui explorent la guerre civile anglaise des Deux-Roses entre 1450 et 1485. Politique, passion et complots sanglants, le tout en costumes d'époque : les fans du genre y trouveront leur compte.

Une époque qui a inspiré Game of Thrones

L’auteur George R.R. Martin affirme régulièrement avoir puisé dans ce conflit anglais pour la saga Game of Thrones. Ici, ce ne sont pas les Stark ou les Lannister, grandes maisons de la série fantastique, qui s’affrontent mais les York, dont l’emblème est une rose blanche, et les Lancastre qui arborent une rose rouge. En 1464, l’Angleterre est divisée entre ces camps alors qu’Edouard IV, des York, tente de garder son trône.

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The White Queen débute quand le jeune Edouard IV (Max Irons) rencontre Elizabeth Woodville (Rebecca Ferguson), veuve d’un Lancastre. Les deux amoureux de maisons rivales vont se marier en secret, ce qui est loin de faire l'unanimité chez les nobles. Pendant ce temps, Margaret Beaufort (Amanda Hale) est convaincue que son fils Henri Tudor a été désigné par Dieu pour devenir le futur roi d’Angleterre.

Les manigances politiques qui tiennent en haleine pendant The White Queen continuent dans The White Princess, mêmes personnages mais nouvelles têtes. La série change complètement de casting ce qui peut être perturbant, surtout que The White Princess commence trois jours après la fin de The White Queen. Heureusement, la qualité du jeu d'acteurs fait vite oublier ce détail. Dans cette suite, la guerre des Deux-Roses touche à sa fin et la dynastie Tudor commence avec la montée sur le trône d’Henri VII (Jacob Collins-Levy) et son mariage à Elizabeth d’York (Jodie Comer).

L’Histoire à travers le regard des femmes

La force des deux séries, classiques niveau réalisation, repose sur les points de vue mis en avant. Si la fiction a tendance à s'intéresser aux hommes se succédant sur le trône d’Angleterre, ici les femmes qui les ont aidés ou trahis sont protagonistes. L’autrice Philippa Gregory dont les livres servent d’inspiration aux séries, se spécialise dans l'histoire des grandes figures féminines d'Angleterre. Cela permet d'aborder des thématiques peu traitées, comme la pression à produire un héritier.

Jodie Comer (au centre) et Michelle Fairley (à droite) se donnent la réplique dans The White Princess. 
Jodie Comer (au centre) et Michelle Fairley (à droite) se donnent la réplique dans The White Princess.  (Aimee Spinks)

En entremêlant les destins de la protagoniste Elizabeth Woodville, de l’antagoniste Margaret Beaufort et de l'innocente Anne Neville, The White Queen présente trois personnages féminins aussi différents que complexes. The White Princess reprend le même schéma mais fonctionne surtout grâce à l’interprétation impeccable de son actrice principale Jodie Comer. Ces femmes n’évitent pas les intrigues amoureuses mais sont surtout dépeintes comme des diplomates puissantes et redoudables. 

Les fins connaisseurs de cette période historique remarqueront quelques anomalies. Certains faits ont été arrangés pour "dramatiser" davantage les événements, d'autres entretiennent un certain flou historique pour tenir le spectateur en haleine : il n'est par exemple pas sûr et certain qu'Elizabeth d'York ait eu une liaison avec son oncle Richard III... Pour les novices, les deux mini-séries permettent quand-même de se familiariser avec l’histoire passionnante des reines d’Angleterre.

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