Le fils d'un baron du cartel de Cali va poursuivre Netflix en justice pour la diffusion d'une série inspirée de la vie de son père

La plateforme de streaming Netflix est coupable, selon lui, d'avoir donné une vision "irréaliste" de sa famille dans une nouvelle série sur les narco-trafiquants colombiens.

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France Télévisions
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Un baron de la drogue du cartel de Cali, Miguel Rodriguez Orejuela, présenté à la presse à Bogota après avoir été arrêté, le 6 août 1995.  (PEDRO UGARTE / AFP)

Son père était un ex-baron de la drogue du célèbre cartel de Cali. Le fils du "capo" Miguel Droguez Orejuela, en Colombie, a annoncé jeudi 2 septembre qu'il allait poursuivre en justice la plateforme de streaming Netflix. Selon William Rodriguez, les 60 épisodes de la série "El Cartel de la Sapos, El origen" seraient d'un "irréalisme total" et s'inspireraient de l'histoire du fameux clan Rodriguez Orejuela, deux puissants parrains aujourd'hui emprisonnés aux Etats Unis, et un moment rivaux du défunt Pablo Escobar.

Cette série sur les narco-trafiquants colombiens, produite par la TV colombienne Caracol Television et diffusée depuis début juillet par Netflix, raconte l'histoire des Villegas (un nom imaginaire), ou l'itinéraire de "deux modestes frères de Cali" pour "devenir des barons de la drogue". Netflix assure qu'il s'agit d'une "œuvre de fiction", et que les faits sont "le fruit de l'imagination des scénaristes".

"Basée sur des faits réels"

Sur son site internet, Caracol Televisión Internacional explique en revanche que la série est "basée sur des faits réels" concernant "les chefs du redoutable cartel de Cali". Pour Rodriguez fils, pas de doute, la production a "violé son intimité familiale", et le principal protagoniste de la série, Wilmer, présente d'évidentes similitudes avec sa vie.

Netflix a "commercialisé mon nom", a-t-il accusé, estimant par ailleurs que la production a "plagié une grande partie" de l'un de ses livres sur la famille Rodriguez Orejuela. Il a dénoncé les profits générés ainsi sur son nom par la plateforme de diffusion, dont on ignore si elle a co-produit la série. William Rodriguez a précisé demander réparation "pour tous les dommages et préjudices moraux" causés par "les inventions de ce dessin animé".

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