Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Culture, souhaite "remettre la culture au cœur de la reconstruction du pays"

Pour sa première prise de parole comme ministre de la Culture, Roselyne Bachelot a présenté les chantiers qu'ils l'attendent et a annoncé des états généraux des festivals dans les prochains jours. 

Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Culture, et son prédécesseur Franck Riester lors de la passation de pouvoirs, le 6 juillet 2020. 
Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Culture, et son prédécesseur Franck Riester lors de la passation de pouvoirs, le 6 juillet 2020.  (ALAIN JOCARD / AFP)

La nouvelle ministre de la culture Roselyne Bachelot a dit lundi 6 juillet vouloir "mettre la culture au coeur du plan de reconstruction de notre pays" après la crise du coronavirus, au cours de sa passation de pouvoirs avec Franck Riester, une heure après sa nomination. "Je sais que le temps m'est compté", a-t-elle souligné, alors que son prédécesseur venait d'évoquer la "malédiction de voir le titulaire de ce ministère changer tous les 18 mois" en moyenne.

Des "états généraux des festivals" dans les prochains jours

"L'urgence absolue en ce début d'été sera d'aider à la remise en route et en état des lieux de culture: festivals, musées, cinémas, monuments historiques", a assuré l'ancienne ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy qui avait laissé la politique de côté depuis 2012 pour une carrière d'animatrice de télévision et de radio. "C'est quasiment une question de vie ou de mort pour tant de personnes, emplois directs et emplois dérivés", a-t-elle ajouté, après avoir souligné que le monde de la culture avait "pris en pleine face la dévastation de la crise pandémique".

Roselyne Bachelot souhaite en particulier tenir "dans les prochains jours" des "états généraux des festivals", touchés par une vague d'annulation cette année, "pour que la saison prochaine retrouve sa vitalité artistique". Elle a aussi dit vouloir s'"impliquer pour que les salles de théâtre, d'opéra et de concert puissent redémarrer" et "soutenir les nécessaires restructurations à mener" dans le secteur de la presse écrite et de sa distribution, qui traverse une "crise existentielle".

Des "chantiers immenses"

Concernant le bilan de Franck Riester, elle a estimé qu'il fallait le "poursuivre", le "consolider", le "repenser parfois". La ministre a évoqué "l'approfondissement du plan bibliothèques", en faisant de ces endroits des "lieux de rencontres" pour "amener les jeunes à la lecture", ou encore "un bilan d'étape apaisé" du Pass Culture, dispositif d'accès des jeunes aux activités culturelles, "pour passer de l'expérimentation à la généralisation". Elle a aussi cité "les mutations profondes qui restructurent l'audiovisuel", alors que l'ancien Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mi-juin que les dispositions du vaste projet de loi devant réformer le secteur seraient réparties dans plusieurs autres textes, en raison des contraintes liées à l'agenda parlementaire post-Covid.

Autres "chantiers immenses", "la préservation des droits d'auteur" : elle devra décider quelles suites donner au rapport de Bruno Racine sur le sujet, remis fin janvier, ou encore "le financement de notre cinéma". Pour accomplir ces tâches, Roselyne Bachelot assure vouloir "commencer tout de suite" à "travailler avec d'autres ministères", "approfondir les liens avec les élus locaux, les acteurs économiques" et "décloisonner le public et le privé".