Cet article date de plus de huit ans.

Sophie Davant : "Delarue avait toujours un coup d'avance"

En 2006, Jean-Luc Delarue crée l'émission "Toute une histoire" sur France 2. En 2010, Sophie Davant le remplace. Elle salue un homme "brillantissime". 

Article rédigé par
Propos recueillis par - Fabien Magnenou
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Selon Sophie Davant, qui lui a succédé à la présentation de "Toute une histoire" sur France 2, Jean-Luc Delarue avait "toujours un coup d'avance".  (FRED TANNEAU / AFP)

MEDIAS - Sophie Davant a remplacé Jean-Luc Delarue aux commandes de l'émission "Toute une histoire" en 2010. Contactée par FTVi, elle garde en tête l'image d'un "professionnel de la télé" et d'un "homme brillantissime".

FTVi : Que retenez-vous de Jean-Luc Delarue ?

Sophie Davant : Jean-Luc avait une réelle marque de fabrique, une empathie, une vivacité d'esprit, de l'humour…  Ce style va rester, c'est ce qui a fait la différence. Dans sa boîte de production, Réservoir Prod, j'ai aussi découvert le chef d'entreprise qu'il était.

Il avait toujours un coup d'avance, c'était un vrai meneur d’hommes et un excellent vendeur de concepts. Il était aussi amateur d'art contemporain. Il était brillantissime. 

Comment s'est passée votre rencontre ?

Je suis venue présenter l'émission "Toute une histoire" à la suite d'une décision qu'il avait prise avec la chaîne. Je l'ai rencontré à un moment très difficile pour lui, il était alors en pleine crise professionnelle et privée. D'ailleurs la maladie s'est rapidement déclarée.

Même si je l'ai peu côtoyé à ce moment-là, hormis quelques réunions, j'ai beaucoup appris des gens qui ont eu l'occasion de travailler avec lui. C'était un professionnel de la télé, il a été le premier à lancer le concept de ce que l'on nomme les émissions testimoniales.

Jean-Luc Delarue était une personnalité à la fois admirée et critiquée. Comment l'expliquez-vous ?

C'est très français de critiquer le succès. Il a tout réussi très vite, a créé son entreprise, a suscité beaucoup de jalousies et je crois qu'il l'a payé très cher.

Lorsque je l'ai remplacé à la présentation de "Toute une histoire", cela a été difficile pour moi car justement, la succession a marché. J'ai fait attention à rester moi-même, sans le copier. La presse nous a alors montés l'un contre l'autre alors que je n'avais que du respect et de l'admiration pour lui.

Nous avons déjà eu deux-trois discussions très profondes, très intimes. Je pense qu'avec le temps, et malgré l'engrenage médiatique, j’aurais pu devenir très proche de lui. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.