Un lionceau vieux de 46 500 ans présenté à la Grotte Chauvet 2
C'est un lionceau mort-né il y a plus de 460 siècles ! Découvert il y a quatre ans dans les glaces de Yakoutie, un vaste espace du Nord-Est de la Sibérie, le petit félin a été conservé tel qu'il est mort, dans la glace, à moins 40°. Transporté dans une glacière qui l'a maintenu à température constante, il est au coeur de l'exposition proposée à la Grotte Chauvet 2 - Ardèche sous le titre "Des lions et des hommes. Mythes félins: 400 siècles de fascination". Lors de sa déambulation, le visiteur est emporté aux confins de plusieurs disciplines. L'archéologie est bien sûr centrale dans le choix des objets proposés, mais l'histoire naturelle, bien sûr, autant que l'histoire de l'art et l'ethnologie participent de cette approche très originale.
Reportage : France 3 Rhône-Alpes V. Fize / N. Ferro / C. Thomas
Ce sont deux frères, deux explorateurs de ces contrées constamment gelées qui ont découvert le lionceau, en compagnie de sa petite soeur. La portée a sans doute été ensevelie dans la tanière où elle venait de naître. Selon les études menées sur le petit animal, il n'avait pas encore eu le temps de têter. L'un de ses découvreurs, Iakov Androsov, a accompagné le lionceau jusqu'à Vallon Pont-d'Arc où il a été réceptionné avec beaucoup d'émotion.
Un lionceau de 50 000 ans entre mes mains... Pour une préhistorienne, je vous avouerais qu'être confronté avec une réalité physique .../... contemporaine des dessins de la grotte Chauvet, c'est un moment fort dans une vie.
Valérie Moles
Préhistorienne, Responsable culturelle de la Grotte Chauvet 2
Les grands félins occupent une place à part parmi les animaux qui ont partagé le quotidien de nos ancêtres. Parfois déïfiés, il faisaient l'objet de leur admiration autant que de leur terreur. Les chasseurs devaient leur contester les proies, et les confrontations ne tournaient pas toujours à l'avantage des hommes. Les représentations des grands félins proposées à l'occasion de cette exposition et en particulier des lions, illustrent bien cette ambivalence crainte/admiration qui est toujours la nôtre face à ces terribles merveilles de la nature.
Reportage : France 3 Rhône-Alpes : V. Fize / N. Ferro / G. Jongis
Commentaires
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.