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Raymond Rochette, le peintre des ouvriers au Musée d’Autun

Fasciné par le monde ouvrier, Raymond Rochette (1906-1993), aimait donner vie à ces hommes trempés de sueur, trimant devant de gigantesques machines ou devant le feu dévorant d’une forge. Le musée Rollin à Autun, rend hommage à l’enfant du pays jusqu’au 30 septembre 2013.
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France Télévisions
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Reportage : Sylvain Bouillot, Jean-Louis Saintain et Lucie Heitmann
 
Né au Creusot, près d’une usine, Raymond Rochette est fasciné, dès son enfance, par le monde ouvrier. Il devait se destiner au dessin industriel et intégrer l’usine comme ses parents, mais très vite il a envie de peindre le quotidien de son monde rural du Morvan, de capter cette émotion fugace des hommes en plein travail.  
Raymond Rochette devant l'esquisse des pelleteurs
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Il quitte le fusain et le dessin structuré pour entrer à l’Ecole Normale de Mâcon. Appelé à faire son service militaire au  Maroc, c’est dans ce pays que tout bascule. Il y découvre la lumière et la puissance des couleurs

Le Maroc 1926
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De retour en France, déterminé, c’est dans les usines qu’il affinera son trait. 

Laminoir quarto 
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En 1949, il obtient l’autorisation d'entrer dans l’usine Schneider du Creusot.pour y peindre les ouvriers  Ce sera le début de 70 ans de carrière. "J’aime les machines comme on peut aimer les fontaines de Provence ; les ateliers me font penser aux nefs des cathédrales et leurs lueurs aux fêtes nocturnes sur le grand canal. Les danseurs de l’Opéra n’ont pas de gestes plus beaux que ceux des ouvriers, Claude Lorrain peignant ses palais n’avait pas de plus pure joie que celle que j’éprouve en dessinant les ateliers, le foisonnement des titanesques assemblages métalliques me donne la joie du Piranèse, mais c’est la joie de Le Nain que je goûte en en glorifiant soudeurs, meuleurs, lamineurs qui deviennent dans mes tableaux les magiciens d’une flamboyante forêt, celle de la métallurgie lourde."

Raymond Rochette : Décricage à la presse de 10 000 tonnes 
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 En 1962, il passe son été à peindre l’immense usine de Dunkerque. Fasciné également par la mine, il descendra plusieurs fois au fond pour dessiner des portraits saisissants de réalisme, des mineurs. 

Raymond Rochette : le brasero 
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Celui que l’on surnommait "le peintre des humbles", il sera le témoin de ce monde industriel en plein essor. Son œuvre est immense, encore aujourd’hui des cartons de dessins ont été retrouvés dans sa maison familiale. 

portrait Raymond Rochette
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Raymond Rochette, "un coin d’atelier", une exposition d’une soixantaine d’œuvres et dessins visibles jusqu’au 30 septembre 2013 au Musée Rolin à Autun (Saône-et-Loire). 

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