Les parfums de Grasse candidats au patrimoine mondial de l'Unesco

Le sénateur-maire de Grasse (Alpes-Maritimes) Jean-Pierre Leleux a présenté jeudi la candidature des "savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse" à l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Cueillette des roses à Grasse
Cueillette des roses à Grasse (Freeman-Ana / AFP)
Le maire de la "cité des parfums", par ailleurs président de l'association Patrimoine vivant du Pays de Grasse qui promeut cette candidature, souhaite voir mondialement reconnus "la culture des plantes à parfum, la connaissance des matières premières liées à la parfumerie et l'art de composer les parfums", savoir-faire transmis de génération en génération depuis le XVIe siècle dans la  région grassoise.
 
Les plantes à parfum menacées
"Nous cherchons une reconnaissance à l'égard de toutes ces générations successives qui se sont transmis des savoir-faire exceptionnels, dont certains pourraient disparaître", dit-il.
 
Il cite "la culture des plantes à parfum, secteur le plus menacé parce que les exploitations de fleurs ont du mal à être économiquement équilibrées", malgré l'engouement de certains jeunes horticulteurs.
 
La candidature a été présentée jeudi soir à Grasse devant des représentants du ministre de la Culture et de l'Unesco. Le ministère doit dire dans un  premier temps s'il inscrit ces savoir-faire à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France. Il annoncera ensuite s'il propose cette candidature à l'Unesco.