Restauration ou rebâtir Notre-Dame ? Rien n’impose de reconstruire à l’identique selon la Charte de Venise

Le texte signé par la France n'interdit pas de créer une flèche plus moderne. 

La cathédrale Notre-Dame de Paris sans sa flèche. 
La cathédrale Notre-Dame de Paris sans sa flèche.  (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Et si la flèche Viollet-le-Duc était remplacée par une autre plus contemporaine ? Lannonce par Edouard Philippe mercredi 17 avril d’un concours international d’architectes pour la reconstruction de la flèche de Notre-Dame fait débat. Certains défenseurs du patrimoine s’inquiètent des futurs projets. Surtout qu'en cas de destruction sur un monument historique, rien n’impose de reconstruire à l’identique. 

La crainte de projets trop originaux 

La charte de Venise, texte international qui définit les règles à suivre pour la restauration des monuments laisse place à l’interprétation. Elle indique notamment que "les éléments destinés à remplacer les parties manquantes doivent s’intégrer harmonieusement à l’ensemble tout en se distinguant des parties originales". Certains défenseurs du patrimoine ne sont pas opposés à la création d’une flèche contemporaine, d’autant que celle de Viollet-le-Duc était semble-t-il trop lourde et trop haute pour la cathédrale Notre Dame.

Ce qui inquiète en revanche les défenseurs du patrimoine, c’est l’idée du concours international d’architecte. Selon eux, il faudra être extrêmement vigilant sur le cahier des charges pour éviter toute surenchère entre grands noms de l’architecture. Le projet choisi par le jury du concours sera obligatoirement soumis à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture. Toutefois rien n’assure que cette dernière parviendra à le faire amender si elle le juge déséquilibré par rapport à la cathédrale.