Deux manuscrits d'Alain Souchon vendus aux enchères pour Notre-Dame de Paris

Le produit de la vente aux enchères doit être reversé au sculpteur et orfèvre Goudji afin de réaliser un objet cultuel pour la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le chanteur Alain Souchon au Casino de Paris le 3 novembre 2018
Le chanteur Alain Souchon au Casino de Paris le 3 novembre 2018 (SADAKA EDMOND/SIPA)

Quarante-deux oeuvres d'art dont deux manuscrits d'Alain Souchon ont été vendus aux enchères dimanche 15 septembre au Château de Chambord (Loir-et-Cher) pour un total de 43.000 euros au bénéfice de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les deux textes manuscrits d'Alain Souchon, le premier de Foule sentimentale, sorti en 1993, et le second d'Allô maman, bobo en 1977, ont été adjugés 2.200 euros.

Un tableau du peintre tourangeau Grégory Cortecero, Sur le chemin de la reconstruction (encre de chine, peinture or, feuille d'or, papier Xuan) réalisé selon la technique sumi-e, un mouvement de peinture japonaise traditionnelle à l'encre et à l'eau, a été adjugé 2.600 euros par les commissaires-priseurs Philippe et Aymeric Rouillac.

Le produit de la vente reversé au sculpteur et orfèvre Goudji

Le produit de la vente aux enchères, qui a attiré 500 personnes, doit être reversé au sculpteur et orfèvre d'origine géorgienne Goudji, qui possède un atelier près de Vendôme (Loir-et-Cher), afin de réaliser un objet cultuel pour la cathédrale Notre-Dame de Paris.

21.690 euros ont été récoltés, abondés à même hauteur par le Conseil départemental du Loir-et-Cher. Les oeuvres avaient été offertes par une trentaine d'artistes du Val-de-Loire.

"Cette somme permettra à Goudji de réaliser l'évangéliaire de Notre-Dame de Paris, une couverture dans laquelle on pose le livre liturgique du christianisme qui contient la totalité ou une partie des Évangiles lus lors des célébrations", a précisé Aymeric Rouillac. "Nous ne nous attendions pas à un tel succès", a reconnu Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental. "De tout temps des artistes du Val-de-Loire ont réalisé des oeuvres pour Notre-Dame de Paris. Nous sommes dans la continuité. Plutôt que de faire un chèque, nous voulions offrir un objet cultuel qui restera et sera visible lors de tous les offices", a-t-il ajouté.