Les combats de Joséphine Baker racontés au Musée de la Résistance et de la Déportation de Toulouse

Joséphine Baker est entrée au Panthéon en novembre 2021 : première femme noire, saluée pour ses engagements et ses nombreux combats pour la liberté et contre le racisme. Jusqu’au 29 octobre, une exposition retrace sa vie au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation.

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France Télévisions Rédaction Culture
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"Joséphine Baker, une vie d'engagements" - jusqu’au 29 octobre 2022 au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation à Toulouse. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3 / E. FOISSAC)

Huit mois après son entrée au Panthéon, Joséphine Baker est au centre d’une grande exposition au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation à Toulouse. Une exposition qui retrace la vie hors norme de cette femme libre et engagée. Une vie de combats contre le racisme, les discriminations et pour les droits humains. Le parcours d’une fille du Missouri devenue star du music-hall à Paris après avoir fui la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

"C’est un coup de foudre immédiat, et pour elle c’est vraiment une révélation. Pour la première fois, elle a le droit d’exister en tant que personne, elle a le droit d’exister en tant que femme, et personne ne lui fait remarquer qu’elle est noire. Elle a les mêmes droits que tout le monde, elle peut aller partout, et elle découvre une effervescence artistique qu’elle ne connaissait pas. Parce que c’est ce Paris des années 30, des revues incroyables, des Folies Bergère", raconte Ingrid Leduc, directrice des musées du département et co-commissaire de l'exposition.

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Inspirante Joséphine

Un amour inconditionnel pour le pays qui l’a accueillie qui la poussera à offrir ses services à la Résistance, puis à rallier le général de Gaulle et la France Libre. "Elle, qui n’est pas née Française, qui est née Américaine, et qui a tellement embrassé la République française et la France, considère que cette défaite il ne faut pas s’en satisfaire, et qu’il faut poursuivre le combat. Quand elle entend le général de Gaulle depuis le château des Milandes, elle met tout de suite le château à disposition des premières organisations de résistance pour cacher des gens. Et puis, elle continue à donner des spectacles partout dans le monde et prend contact avec la France Libre", raconte Antoine Grande, directeur du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation.

Après la guerre, Joséphine Baker continuera à se battre contre le racisme, l’antisémitisme, et pour les droits civiques. Aujourd’hui, Joséphine Baker la féministe, la militante, véritable icône populaire, reste une source d’inspiration pour de nombreuses femmes dans le monde, et plus généralement pour tous les défenseurs des libertés. "Aujourd’hui, où la question de l’identité est devenue un phénomène qui prend énormément de place dans les discussions, Joséphine Baker vient nous donner un message d’humanité, d’universalisme, en disant qu’une identité, elle est certes parfois une identité subie, mais elle est aussi celle que l’on choisit, celle dans laquelle on se lance", ajoute Antoine Grande.

Joséphine Baker à l'honneur au musée de la Résistance de Toulouse. (DR)

"Joséphine Baker, une vie d'engagements" - exposition jusqu’au 29 octobre 2022 - Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, 52 allée des Demoiselles 31400 Toulouse - du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h – Entrée libre

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