"La seule survivante, c’est moi" : des rescapés de la rupture du barrage de Malpasset à Fréjus témoignent

Soixante ans après la rupture du barrage de Malpasset en amont de Fréjus, dans le Var, les rares survivants témoignent.

FRANCE 2

Le 2 décembre 1959, la rupture du barrage de Malpasset (Var), en amont de Fréjus, entraînait la mort de 423 personnes. Il s’agit à ce jour de l’une des plus grandes catastrophes survenues en France. Sur une photo prise après le drame, on peut voir que tout était dévasté. Depuis, la fissure est toujours là, comme au lendemain de la catastrophe. Un ouvrage qui demeure toujours aussi fragile.

50 millions de mètres cubes d’eau lâchés

France 2 a rencontré quelques rares survivants. À l’époque, ils étaient enfants. Daniel Castelly se souvient de l’énorme grondement qui s’était fait entendre. Soixante ans après, il garde également en mémoire "les cris". Et pour cause, en quelques secondes, 50 millions de mètres cubes d’eau étaient lâchés et une vague de 40 m de haut déferlait ensuite sur la vallée à plus de 70 km/h. Simone Mercier-Infantolino est devenue orpheline. Elle avait 12 ans à l’époque. "Lorsque la vague est arrivée moi je me trouvais auprès de ma tante et de ma maman et donc, la seule survivante au rez-de-chaussée, c’est moi", se souvient-elle.

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"La seule survivante, c’est moi" : des rescapés de la rupture du barrage de Malpasset à Fréjus témoignent (Capture d'écran France 2)